Liban : le chef de l'ONU "très inquiet", multiplie "les contacts"

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Liban : le chef de l'ONU "très inquiet", multiplie "les contacts"
@ KHALIL MAZRAAWI / AFP
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Antonio Guterres, a fait part vendredi de sa "grande inquiétude" face à la crise politique au Liban, après la démission surprise du Premier ministre le week-end dernier. 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a fait part vendredi de sa "grande inquiétude" face à la crise politique au Liban, assurant multiplier les "contacts" pour éviter une "escalade aux conséquences tragiques".

"J'ai été en contact étroit (cette semaine) au niveau politique et diplomatique avec l'Arabie saoudite, le Liban et plusieurs pays", a déclaré à des journalistes le patron de l'ONU. "C'est un sujet qui représente une grande inquiétude pour nous. Ce que nous voulons c'est que la paix soit préservée au Liban. Il est essentiel qu'aucun nouveau conflit survienne dans la région qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Dans le même temps, il est important de préserver l'unité, la stabilité du Liban et le fonctionnement des institutions libanaises", a-t-il ajouté. "Nous sommes très inquiets et nous espérons ne pas voir une escalade dans la région qui aurait des conséquences tragiques", a insisté Antonio Guterres, sans préciser la teneur des entretiens qu'il a eus avec les parties au conflit.

Le président libanais a appelé au retour de Saad Hariri. Le week-end dernier, le Premier ministre libanais Saad Hariri a créé la surprise en annonçant, depuis Ryad, sa démission, dénonçant la "mainmise" sur le Liban du Hezbollah chiite, membre de son gouvernement mais aussi proche allié de l'Iran. Depuis, les interrogations sur sa liberté de mouvement se multiplient. Selon le Hezbollah, Saad Hariri, qui a aussi la nationalité saoudienne, est "détenu" en Arabie saoudite. Selon la France, il "est libre de ses mouvements" en Arabie saoudite. Le président libanais Michel Aoun a appelé vendredi à son retour au Liban.

La crainte de nouvelles violences dans le pays. La démission de Saad Hariri fait craindre que le Liban, pays aux équilibres communautaires fragiles, ne plonge dans de nouvelles violences. Le Liban a été entre autres déchiré par une guerre civile entre 1975 et 1990 et par un conflit avec son voisin israélien en 2006.