"Les règles ne sont pas une insulte" : Donald Trump raillé sur Twitter pour son sexisme

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"Les règles ne sont pas une insulte" : Donald Trump raillé sur Twitter pour son sexisme
@ SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Un hashtag est né sur Twitter à la suite du commentaire misogyne du milliardaire à l'égard d'une journaliste. 

Sur Twitter depuis 24 heures, les Américaines se déchaînent avec le hashtag #periodsarenotaninsult ("les règles ne sont pas une insulte"). Cible de ces tweets : le milliardaire américain, Donald Trump, candidat à l'investiture républicaine à la Maison-Blanche dont la remarque misogyne, vendredi, à une journaliste a choqué jusqu'à son propre camp.

"Dear @realDonaldTrump". Le hashtag #periodsarenotaninsult ("les règles ne sont pas une insulte") est né à la suite du commentaire douteux de Donald Trump envers une journaliste. Se plaignant du traitement prétendument "injuste" de l'une des animatrices du premier débat des primaires républicaines organisé jeudi, Donald Trump a déclaré sur CNN : "on pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son... où que ce soit". Une allusion au fait que la jeune femme avait sans doute ses règles ce jour-là qui a été désapprouvé par plusieurs personnalités du parti républicain.

Mais la contre-attaque par l'humour est venue de Twitter avec le hashtag #periodsarenotaninsult. "C'est amusant que Donald Trump utilise les règles comme une insulte : sans cycle menstruel, il n'aurait jamais vu le jour", raille ainsi une jeune femme tandis qu'une autre interpelle l'homme d'affaires : "Donald Trump, cela fait deux jours que j'ai mes règles et mon cerveau fonctionne néanmoins mieux que le tien".



Une autre internaute invente une charade : "Question : Qui est-ce qui saigne pendant 7 jours et n'en meurt pas malgré tout ? Réponse : 53% de l'électorat américain qui ne votera pas pour Donald Trump".

Toujours favori des sondages. Le commentaire déplacé de Donald Trump va-t-elle lui coûter des voix. Selon un sondage de NBC réalisé après sa sortie sexiste, le milliardaire reste, avec 23% des intentions de vote, le candidat ayant le plus de chances de représenter le parti républicain à la présidentielle de 2016.