Législatives en Algérie : les deux partis au pouvoir conservent la majorité

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Législatives en Algérie : les deux partis au pouvoir conservent la majorité
Le FLN reste le parti majoritaire à l'Assemblée algérienne.@ RYAD KRAMDI / AFP
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Les élections législatives en Algérie ont reconduit au pouvoir les deux principaux partis proches du président, mais la forte abstention marque une défiance des électeurs pour la politique.

Le parti au pouvoir en Algérie depuis l'indépendance et son principal allié ont remporté la majorité absolue aux élections législatives de jeudi, selon les résultats annoncés vendredi par le ministre de l'Intérieur. Le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika conserve sa première place à l'Assemblée nationale populaire avec 164 sièges sur 462, a annoncé le ministre de l'Intérieur Nourredine Bedoui en présentant les résultats préliminaires au cours d'une conférence de presse. Le FLN précède son allié du Rassemblement national démocratique (RND), qui obtient 97 sièges.

Le scrutin boudé par les Algériens. La victoire de ces deux partis, alliés au sein de l'Alliance présidentielle, était largement attendue par les observateurs et l'opinion. Selon les résultats annoncés, les partis islamistes obtiennent ensemble 48 sièges. Derrière, aucun des partis de la mouvance démocratique n'aurait obtenu suffisamment de sièges pour pouvoir constituer un groupe parlementaire, qui nécessite 21 députés. Comme prévu, l'abstention est restée élevée pour ces législatives. Le taux de participation a été de 38,25%, soit moins que les 42,90% du scrutin de 2012, a annoncé le ministre.



Scandales de corruption et inertie du président.L'indifférence de nombreux électeurs s'explique, selon les observateurs, par la récente flambée des prix des produits alimentaires, la situation socio-économique du pays et des scandales de corruption révélées par la presse dont les derniers concernent des candidats ayant payé pour figurer sur des listes électorales. Les observateurs mettent aussi en avant l'inertie politique sur fond de spéculations sur l'état de santé chancelant de Abdelaziz Bouteflika, âgé de 80 ans.