Le baron de la drogue mexicain El Chapo menace Daech

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Le baron de la drogue mexicain El Chapo menace Daech
Les masques à l'effigie "El Chapo", présenté comme l'un des plus grands barons de la drogue actuels, sont légion en Amérique du Sud. @ AFP
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AVERTISSEMENT - El Chapo Guzman, le patron du cartel de Sinaloa, au Mexique, aurait envoyé une menace au chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al Baghdadi. 

L'Etat islamique s'est fait un nouvel ennemi. Un de plus. Et cette fois, il ne s'agit pas d'un pays occidental mais du plus grand baron de la drogue mexicain, Joaquin "El Chapo" Guzman. Le patron du très puissant cartel de Sinaloa, qui a réussi à s'échapper le 12 juillet dernier de la prison d'Altiplano, aurait carrément envoyé un email de menace au chef de Daech, Abou Bakr al Baghdadi. 

Mise à jour : Relayée par de très nombreux médias, cette information était en fait un hoax. Et pour cause, après être remonté à la source de l’information, le journal américain The Washington Post s'est rendu compte que l’email est déjà sur un autre site, du nom de Thug Life Videos

Des cargaisons de drogue détruites par Daech. Selon le site Sputnik, c'est un blogueur mexicain, connu pour ses liens avec certains membres du cartel de Sinaloa, qui aurait réussi à mettre la main sur l'email d'El Chapo. Mais pourquoi Joaquin Guzman en voudrait-il à Daech ? Il souhaiterait étendre ses ventes au Moyen-Orient et nouer de nouvelles relations avec les princes de l'industrie pétrolière. Mais comme les drogues sont strictement interdites par les islamistes radicaux, l'Etat islamique aurait intercepté et détruit des cargaisons de drogues. De quoi énerver l'ennemi public n°1 des Etats-unis

Votre Dieu ne pourra pas vous protéger de la terreur que mes hommes vous imposeront

"Des mauviettes faibles". Dans cet email, "El Chapo" ne se montre pas franchement courtois avec l'EI et son chef, Abou Bakr al Baghdadi. "Vous [Daech] n’êtes pas des soldats. Vous n’êtes rien sinon des mauviettes faibles. Votre Dieu ne pourra pas vous protéger de la véritable terreur que mes hommes vous imposeront si vous continuez à intervenir dans mes opérations", prévient-il. Et d'en rajouter une couche : "ce n’est pas à vous de dicter le monde. Je plains le prochain fils de pute qui essaiera de se mêler des affaires du cartel de Sinaloa. Je lui arracherai le cœur et la langue".