La Grèce "fera tout le nécessaire" pour le paiement de réparation de l'occupation nazie

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La Grèce "fera tout le nécessaire" pour le paiement de réparation de l'occupation nazie
Alexis Tsipras.@ LOUISA GOULIAMAKI / AFP
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Selon un rapport grec, la somme de ces réparations s'élèvent à 269 milliards d'euros, de quoi éponger une grande partie de la dette du pays.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est dit déterminé à faire "tout le nécessaire" pour obtenir de l'Allemagne le paiement de réparations pour l'occupation nazie, lors d'une commémoration lundi d'un massacre de civils par les troupes allemandes en 1943.

"Stratégie nationale". "Pour la première fois, nous avons une stratégie nationale" pour soutenir cette revendication, portée par Athènes depuis des années en dépit du refus catégorique de Berlin, a lancé M. Tsipras, en visite du village de Kommeno, au nord-ouest du pays. Les troupes nazies y avaient massacré 317 civils le 16 août 1943, avant de nouvelles exactions en décembre 1943 puis en juin 1944 dans deux autres villages grecs, Kalavryta et Distomo.

296 milliards d'euros ? La Grèce "fera tout le nécessaire au niveau diplomatique, et si nécessaire légal", a ajouté le Premier ministre, invoquant le rapport remis fin juillet au Parlement par une commission parlementaire constituée en 2015 pour faire le point sur la question. Ce rapport, chiffre à 269,5 milliards d'euros le montant des réparations dues à la Grèce pour l'occupation nazie, sur la base d'un calcul établi en 2014 par la Comptabilité nationale grecque. Le gouvernement grec avait pour sa part fait état mi-2015 d'une somme de 278,7 milliards d'euros. 

L'Allemagne refuse. Cette somme, qui permettrait au pays d'éponger le plus gros de sa dette publique s'élevant à près de 320 milliards d'euros, inclut le remboursement pour quelque 10 milliards d'euros du prêt obligatoire imposé à la Grèce par l'occupant nazi. Les conclusions de la commission parlementaire doivent faire l'objet d'un débat au Parlement début septembre. Le gouvernement allemand, lui, campe sur son refus de rouvrir ce dossier, estimant qu'il a été politiquement et juridiquement réglé dans le sillage de la réunification allemande.