La Grèce accepte de faire des concessions pour s'entendre avec ses créanciers

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La Grèce accepte de faire des concessions pour s'entendre avec ses créanciers
À Athènes, les chefs de mission auront pour tâche de finaliser un accord complet et définitif permettant le déboursement d'une nouvelle tranche du prêt de 86 milliards d'euros, consenti à l'été 2015.@ Brendan Smialowski / AFP
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Les représentants des créanciers retourneront dans la capitale grecque pour débattre d'un "paquet supplémentaire de réformes structurelles". Le FMI prévient qu'il faudra "davantage de progrès".

Le gouvernement grec a accepté de légiférer dès aujourd'hui des mesures qui permettront de remplir les objectifs budgétaires fixés par ses créanciers européens, permettant ainsi d'avancer sur son plan de sauvetage, a appris l'AFP de sources concordantes.

Reprise des discussions. "Le ministre grec des Finances Euclid Tsakalotos a indiqué aux institutions (représentant les créanciers, ndlr) qu'il était d'accord pour pré-légiférer des mesures afin de remplir les objectifs", a précisé une source proche du dossier. Après l'annonce de cette concession, selon une autre source proche, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a annoncé le retour prochain des chefs de mission (représentant les institutions, ndlr) à Athènes pour finaliser l'accord.

"Je suis très heureux avec ce résultat aujourd'hui", s'est-il félicité, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion - inhabituellement courte - des 19 grands argentiers de la zone euro. À Athènes, les chefs de mission - représentant les créanciers de la Grèce, la zone euro et le FMI - "vont travailler avec les autorités grecques sur un paquet supplémentaire de réformes structurelles du système fiscal, du système des retraites et de la régulation du marché du travail", a ajouté Jeroen Dijsselbloem, qui est également le ministre néerlandais des Finances.

"Davantage de progrès" attendus. Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les mesures mais prévient qu'il faudra "davantage de progrès". "Davantage de progrès sera nécessaire pour aplanir les divergences sur d'autres questions importantes et il est trop tôt pour spéculer sur la perspective d'arriver à un accord durant cette mission", a précisé le FMI.