Indonésie : la décision sur le cas de Serge Atlaoui encore reportée

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Indonésie : la décision sur le cas de Serge Atlaoui encore reportée
Le Français Serge Atlaoui doit être exécuté en Indonésie@ AFP
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INDONESIE - Un magistrat de la Cour administrative de Jakarta a annoncé mercredi qu'aucune décision ne serait prise avant le 28 mai sur l'exécution du Français détenu en Indonésie.

Un magistrat indonésien a annoncé mercredi qu'une décision serait prise dans deux semaines sur l'examen du nouvel appel de la condamnation à mort du Français Serge Atlaoui. C'est la troisième fois que la décision est reportée. Le condamné à mort conteste devant la Cour administrative de Jakarta la légalité de la procédure. 

Condamné à la peine capitale pour trafic de drogue, Serge Atlaoui devait être exécuté fin avril en compagnie de huit autres personnes mais un sursis lui a été accordé in extremis afin qu'il puisse épuiser les dernières voies de recours encore à sa disposition. 

Un point technique en discussion. Un expert doit analyser un point technique du dossier avant de pouvoir examiner le recours. La juridiction administrative de Djakarta a annoncé qu'une audience se tiendrait mercredi prochain et qu'une décision serait rendue le 28 mai. Les services du procureur général ont souligné que la procédure en cours serait l'ultime appel dans ce dossier. Les avocats de Serge Atlaoui espèrent pouvoir repousser la décision de quelques semaines. Le ramadan démarre au mois de juin cette année et les exécutions sont généralement suspendues pendant cette période.

Arrêté dans un laboratoire d'ecstasy. Serge Atlaoui, condamné pour "trafic de stupéfiants", clame son innocence. Il est venu en Indonésie en 2005 pour un chantier, selon son avocat. L'usine où il travaillait cachait un laboratoire de fabrication d'ecstasy. Selon son épouse, il s'est rapidement rendu compte que quelque chose n'allait pas mais n'a pu rentrer en France, faute d'argent pour s'acheter un billet d'avion. La police indonésienne l'a arrêté lors d'une descente dans l'usine. 

Arrivé au pouvoir en octobre, le président indonésien Joko Widodo a jusqu'à présent rejeté systématiquement les appels à la clémence des autorités de plusieurs pays dont des ressortissants attendent actuellement dans le "couloir de la mort". Djakarta a procédé à 14 exécutions capitales depuis le début de l'année.