L'Indonésie a exécuté huit condamnés à mort

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L'Indonésie a exécuté huit condamnés à mort
@ AFP/NICK PERRY
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L'Indonésie a exécuté mercredi huit condamnés à mort pour trafic de drogue, parmi lesquels sept étrangers. Le Français Serge Atlaoui n'en fait pas partie.

Huit condamnés à mort pour trafic de drogue en Indonésie, parmi lesquels sept étrangers, ont été fusillés dans la nuit de mardi à mercredi, tandis qu'une Philippine a obtenu un sursis au dernier moment, ont rapporté des médias indonésiens. 

Aucune clémence. Deux Australiens, un Brésilien, quatre Nigérians et un Indonésien, tous condamnés pour trafic de drogue, ont été fusillés peu après minuit (19h, heure de Paris) au complexe pénitentiaire de l'île isolée de Nusakambangan, ont indiqué la chaîne publique Metro TV et le journal Jakarta Post

En Indonésie, les condamnés à mort sont extraits de leur cellule à l'isolement, conduits dans une clairière, attachés à un poteau et fusillés par un peloton d'exécution de 12 tireurs. La veille de leur exécution, tous les condamnés avaient pu recevoir une visite de leurs proches. Andrew Chan, un Australien, avait épousé sa compagne indonésienne, son dernier souhait.

Une "guerre" contre la drogue. Intransigeant sur l'application de la peine de mort pour trafic de stupéfiants, le président indonésien Joko Widodo est resté sourd à tous les appels à la clémence et aux pressions diplomatiques internationales. Mercredi, le procureur général d'Indonésie, Muhammad Prasetyo, a défendu les exécutions, déclarant que son pays menait "une guerre contre les horribles crimes liés à la drogue qui menacent la survie de notre nation". 

L'ONG Amnesty international a de son côté parlé de ces nouvelles exécutions comme étant "totalement répréhensibles". En réaction, l'Australie, a annoncé mercredi qu'elle allait rappeler son ambassadeur dans le pays, "une fois que toutes les formalités auront été achevées pour les familles Chan et Sukumaran". 

Ultime rebondissement. Le Jakarta Post explique que la Philippine a été épargnée après un ultime rebondissement de l'affaire, son soupçonné recruteur dans le trafic s'étant rendue à la police dans la journée de mardi. La famille de la jeune femme a exprimé son soulagement.

Quant au Français Serge Atlaoui, il n'a pour l'heure pas été exécuté. Sa sentence est suspendue à un ultime recours, mais les autorités indonésiennes ont fait part de leur détermination à l'exécuter si la requête était balayée.

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