Japon: une fuite d'eau empêche le redémarrage d'un réacteur nucléaire

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Japon: une fuite d'eau empêche le redémarrage d'un réacteur nucléaire
@ RIE ISHII/AFP
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De nombreux Japonais restent méfiants et des milliers d'anciens habitants refusent de revenir dans les zones affectées par la catastrophe de Fukushima.

Les opérations de redémarrage d'un réacteur nucléaire dans une centrale de l'ouest du Japon ont été suspendues à cause d'une fuite d'eau radioactive, a annoncé dimanche son opérateur.

Une fuite de 34 litres d'eau de refroidissement. La compagnie d'électricité Kansai Electric Power a expliqué qu'une fuite de 34 litres d'eau de refroidissement contenant des substances radioactives s'était produite sur ce réacteur de la centrale de Takahama, à près de 400 kilomètres à l'ouest de Tokyo. "Les procédures de reprise (...) ont été suspendues car nous sommes toujours en train d'enquêter sur les causes" de l'incident, a déclaré un porte-parole de la compagnie, ajoutant qu'il n'y avait aucun danger pour l'environnement au voisinage de la centrale. 

Un redémarrage controversé et qui peine à se faire. Les pouvoirs publics comme les compagnies d'électricité font pression pour relancer les réacteurs japonais près de cinq ans après le tremblement de terre et le tsunami qui avaient provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima. Le mois dernier, un autre réacteur de la centrale de Takahama avait redémarré au grand dam des écologistes, le troisième à reprendre du service dans l'archipel. Un tribunal japonais avait infirmé quelques semaines auparavant une décision de première instance qui bloquait le redémarrage de ces deux réacteurs, malgré des feux verts techniques et politiques en amont.

Shinzo Abe souhaite la relance de 43 unités japonaises. L'Autorité de régulation avait confirmé en février 2015 que les tranches Takahama 3 et 4 répondaient aux critères plus sévères imposés aux centrales nucléaires après la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Il ne reste dans le pays que 43 unités potentiellement exploitables, contre 54 avant la catastrophe de Fukushima. Fervent partisan de l'atome pour des raisons économiques, le gouvernement du Premier ministre conservateur Shinzo Abe plaide depuis trois ans pour que tous les réacteurs jugés sûrs par l'Autorité de régulation nucléaire soient relancés.