Israël : le ministre Avidgor Lieberman veut "décapiter" les ennemis

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Israël : le ministre Avidgor Lieberman veut "décapiter" les ennemis
@ AFP/GALI TIBBON
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En pleine campagne électorale, le ministre des Affaires étrangères a estimé lors d'un discours que "ceux qui sont contre nous" méritaient la mort.

Les propos du ministre israélien des Affaires étrangères vont-ils faire mouche dans la campagne électorale ? Avigdor Lieberman a tenu lundi un discours très violent au cours d'une conférence dans une université au nord de Tel Aviv. Le chef de la diplomatie d'Israël a appelé à "prendre une hache et décapiter […] ceux qui sont contre nous", rapporte le journal israélien Haaretz, qui précise que le chef de la diplomatie parlait à cet instant des Arabes israéliens. "Il n'y a rien à faire pour ceux qui sont contre nous", a-t-il déclaré.

Transférer les soutiens palestiniens vers l'Autorité palestinienne. Dans son discours repéré par Libération, le ministre membre du parti d'extrême-droite Israel Beytenou a également relancé d'anciennes positions : "Les citoyens israéliens qui dressent un drapeau noir le jour de la Nakba (qui commémore l'exode palestinien de 1948, ndlr.) peuvent, selon moi, quitter le pays. Je serai heureux de les donner à Abou Mazen", le nom de guerre qui désigne Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.

Avidgor Lieberman a également évoqué la ville d'Umm al-Fahm, la troisième localité arabe du pays. Selon lui, elle n'a rien à faire dans le giron israélien.

Un député arabe s'émeut. Le député arabe israélien Ahmed Tibi a réagi aux propos du chef de la diplomatie, déclarant que les propositions d'Avigdor Lieberman créeraient une "version juive de l'organisation Etat islamique", selon Haaretz.

Un vote presque acquis à Netanyahou. Avidgor Lieberman a tenu ces propos en pleine campagne électorale pour les législatives qui doivent se tenir le 17 mars. Benjamin Netanyahou, l'actuel Premier ministre, devrait être en mesure de constituer une coalition et donc de rester à la tête du gouvernement.

L'intégration des Arabes israéliens pose des difficultés au gouvernement en place. Cette minorité musulmane représente environ 20% de la population et possède d'après la constitution israélienne les mêmes droits que leurs concitoyens juifs, y compris celui de voter.

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