L'Irak déclare Ramadi totalement "libérée" de Daech

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L'Irak déclare Ramadi totalement "libérée" de Daech
L'armée irakienne a annoncé lundi la reprise totale de cette ville de 450.000 habitants qui était tombée aux mains de l'organisation Etat islamique le 17 mai dernier.@ AFP
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L'armée irakienne a annoncé lundi la reprise totale de cette ville de 450.000 habitants tombée aux mains de l'organisation Etat islamique le 17 mai dernier.

C'est une grande victoire pour l’armée irakienne. Les soldats irakiens, qui étaient entrés mardi dernier dans la ville de Ramadi, ont repris le contrôle total de la ville. 

Une reprise rapide. "Nous sommes entrés dans le centre de Ramadi depuis plusieurs fronts et nous avons commencé à purger les quartiers résidentiels", avait déclaré le porte-parole des services de lutte antiterroriste irakiens, Sabah al-Nomane. 

La ville, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, a été totalement "purgée" des djihadistes en moins d'une semaine. Le ministre de la Défense Khaled al-Obaidi avait assuré samedi que les forces irakiennes, soutenues par les frappes de la coalition internationale, allaient reprendre le contrôle total de la ville avant la fin de l'année.

Les forces loyales au gouvernement avaient réussi il y a une quinzaine de jours à reprendre le quartier de Tamim, dans le sud-ouest de Ramadi, une ville qui s'étend le long du fleuve Euphrate, au milieu d'une plaine fertile. Cette offensive avait marqué une avancée importante dans la difficile reconquête des vastes territoires tombés aux mains des djihadistes.

Une bataille de plusieurs mois. Daech s'était emparé de la capitale de la province sunnite de l’Anbar le 17 mai dernier, provoquant la fuite de milliers de réfugiés. Depuis, les forces irakiennes aidées des frappes aériennes de la coalition avaient entamé la reprise de ce territoire en le grignotant quartier par quartier. En novembre, elles avaient annoncé avoir réussi à encercler totalement la ville, estimant alors le nombre de djihadistes encore présents entre 600 et 1.000. Les soldats irakiens peinaient cependant à pénétrer dans la ville à cause des multiples pièges laissés par les combattants de Daech.