Hollande : "chaque fois que nous avons des informations sur des camps d'entraînement en Syrie, nous frappons"

  • A
  • A
Partagez sur :

Le chef de l'Etat était l'invité d'Europe 1, en direct depuis la Chine.

INTERVIEW

La conférence de Vienne sur l'avenir politique de la Syrie, qui se tient actuellement, ne se passe pas au mieux, mais "il faut continuer" à plaider François Hollande au micro d'Europe 1, mardi matin, "car c'est le bon processus, avec tout le monde autour de la table, et il faut trouver une sortie politique."

La France va–t-elle continuer ses frappes aériennes en Syrie ? "Chaque fois que nous avons des informations sur des camps d'entraînement où il y a des djihadistes, des terroristes, qui pourraient, à un moment ou à un autre, menacer notre pays, nous frappons. Je réunirai d'ailleurs dès jeudi, un conseil de défense à cette fin."

"La seule solution, c'est que des élections aient lieu et qu'il ne puisse pas y être candidat". Est-ce que, dans le cadre d'une transition politique en Syrie, il est possible que Bachar al-Assad se présente une nouvelle fois ? "Ce serait avouer notre incapacité à trouver une élection. Il a été – si je puis dire – réélu avec une élection fictive en 2014 parce que, déjà, les Russes et les Iraniens voulaient nous emmener dans cette voie. Elle a été une impasse, avec encore plus de guerre et plus de terrorisme." Et d'ajouter : "la seule solution, c'est que des élections aient lieu et qu'il ne puisse pas y être candidat".

"Il ne peut pas y avoir étalage de nos divisions à l'extérieur". Est-ce qu'il comprend les visites de Nicolas Sarkozy ou François Fillon chez Vladimir Poutine ? "Il est toujours souhaitable qu'il y ait des contacts internationaux avec des personnalités françaises. Mais il y a une condition : que cela soit pour conforter la politique de la France. Pas ma politique, la France. Il ne peut pas y avoir étalage de nos divisions à l'extérieur. Nous devons tous être unis."

Pas de réponse à Sarkozy....Quant aux attaques de Nicolas Sarkozy dans Le Parisien, François Hollande élude : "Je ne répondrai pas, ici à Pékin, justement car moi je m'applique des principes, des règles, car je suis le premier responsable du pays. Il a tenu ce propos dans un journal français, il n'était pas à Moscou…."

L'interview complète de François Hollande :


Hollande : "Il y aura un accord et il sera...par Europe1fr