Ghouta : le premier convoi humanitaire sous les bombes

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Le premier convoi humanitaire à entrer dans la Ghouta orientale a été stoppé par les autorités syriennes et dépouillé de tous ses médicaments. 

Alors que les bombardements se poursuivent dans la région de la Ghouta malgré la trêve, un premier convoi humanitaire du CICR, du Croissant rouge syrien et de l'ONU est entré hier dans l'enclave rebelle, pilonnée depuis 20 jours par le régime syrien. Un maigre espoir pour la population piégée dans l'enclave. Bien vite douché.

Pas de médicament, que de la nourriture. Chargés de 5.500 sacs de nourritures et de farine de blé, 46 camions d'aide humanitaire sont parvenus à rejoindre la Ghouta orientale, où près de 400.000 civils sont assiégés. Ce premier convoi censé nourrir 27.500 personnes a été stoppé à l'entrée de l'enclave : selon l'Organisation mondiale de la Santé, les officiers syriens ont confisqué les trousses médicales d'urgence et le matériel chirurgical. "Le gouvernement a interdit l'accès des équipements médicaux et des médicaments à l'intérieur de la Ghouta orientale. Seule la nourriture a été autorisée", confirme Mouayad, jeune activiste, qui vit là-bas.

Des bombardements sporadiques pendant la trêve. Depuis plus de deux semaines, les civils vivent en sous-sol, privés d'eau potable et de nourriture. Et la trêve quotidienne de cinq heures n'a rien changé. "Juste avant la trêve, il y a des bombardements intenses", déplore Esmail. "Ensuit ça continue, plus sporadiquement. A la fin de la trêve, les bombardements recommencent intensément, surtout la nuit, avec les barils d'explosifs", explique le volontaire sur place pour l'ONG Syria Charity. Depuis le début de l'offensive, le régime syrien aurait déjà reconquis le tiers de ce fief rebelle situé aux portes de Damas. 

De son côté, Emmanuel Macron a appelé, lundi, Vladimir Poutine russe à "prendre des mesures réelles et concrètes" pour que le régime syrien "accepte sans ambiguïté" une trêve durable dans la Ghouta orientale.