Le Drian envoyé en Egypte lundi pour signer les contrats Rafale

  • A
  • A
Le Drian envoyé en Egypte lundi pour signer les contrats Rafale
@ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Partagez sur :

ARMEMENT - L'accord de vente de 24 avions de combat Rafale à l’Égypte sera signé lundi au Caire, a annoncé l'entourage du ministre de la Défense.

C'est officiel : la France va vendre ses premiers avions Rafale. Jean-Yves Le Drian se rend lundi au Caire pour signer l'accord de vente de 24 Rafale à l'Egypte, a appris Europe 1 d'une source proche du ministre de la Défense. L'Elysée a également confirmé l'information. L'avion militaire de Dassault trouvera ainsi preneur pour la première fois à l'étranger, après plus de 25 ans d'existence.

"Les autorités égyptiennes viennent de me faire savoir leur intention d'acquérir 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions ainsi que les équipements associés", peut-on lire dans un communiqué du président français. "Ces équipements permettront à l'Egypte d'accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale", ajoute le texte.

>> LIRE AUSSI : Rafale, une vente à l'Egypte dès la fin de la semaine ?

De nombreuses déconvenues dans le passé. La vente des 24 Rafale était dans l'air depuis plusieurs semaines. Le dossier s'était ouvert lors de la venue du président égyptien, le maréchal Sissi, à Paris, à l'automne dernier. Depuis, les échanges ont été nombreux avec l'Égypte, pays qui s'est régulièrement fourni en armement dans l'Hexagone. Les autorités françaises étaient néanmoins restées très prudentes, après des déconvenues encaissées dans le passé par l'avion de chasse au Maroc, au Brésil ou encore en Suisse.

>> LIRE AUSSI - L'armement "made in France" séduit toujours plus

Des négociations avec d'autres pays. Ce premier succès pour cet avion de chasse "made in France" pourrait être suivi d'autres ventes. La France est également en négociations avec le Qatar, les Emirats Arabes Unis ou encore l'Inde pour céder le Rafale.

>> LIRE AUSSI - Rafale : l’Egypte a-t-elle vraiment les moyens de payer ?