Ebola : une épidémie sans précédent en chiffres

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Ebola : une épidémie sans précédent en chiffres
L'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest est la plus meurtrière depuis la découverte du virus en 1976.@ Reuters
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EN CHIFFRES - L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest est loin d’être terminée, mais elle est déjà la plus meurtrière depuis la découverte du virus.

Pendant trois jours, les six millions d’habitants que compte la Sierra Leone ont été confinés chez eux. Cette mesure exceptionnelle et controversée a permis aux autorités de découvrir, en menant une campagne géante de porte-à-porte, pas moins de 70 corps, ainsi que 150 nouveaux cas de virus Ebola, qui s’ajoutent aux près de 6.000 cas détectés dans la région depuis le début de l’épidémie. Les chiffres le montrent : cette épidémie, qui n’est pas terminée, est d’ores et déjà d’une ampleur sans précédent

Un taux de mortalité d’environ 50%... D’après les dernières données publiées par l’Organisation mondiale de la Santé le 18 septembre, le virus Ebola a fait 2.793 morts pour 5.762 personnes contaminées, ce qui correspond à un taux de mortalité de 48,47%. C’est moins que lors de précédentes épidémies de ce virus découvert en 1976, mais ces données sont à prendre avec des pincettes, explique Science. Selon la revue scientifique, les taux de mortalité sont en effet sous-estimés et ne prennent pas en compte le fait que de nombreux patients ayant contracté le virus ne survivront pas. 

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… Et une ampleur sans précédent. Ce qui frappe surtout dans cette épidémie, c’est son ampleur, sans précédent pour ce virus découvert en 1976. Un coup d’œil aux chiffres permet de s’en rendre compte :



L’épidémie loin d’être finie. Et l’épidémie n’est pas terminée : l’ONU table sur 20.000 personnes infectées d’ici la fin de l’année : 16% en Guinée, 40% au Liberia et 34% en Sierra Leone. Les Nations unies espèrent tout de même que les contaminations vont diminuer avant la fin de l’année, puis cesser avant la mi-2015.

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Une réponse insuffisante. Pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’épidémie est une "urgence de santé publique mondiale". Les capacités en centres de traitement du virus sont insuffisantes dans les pays les plus touchés : au 18 septembre, il existait 130 lits en Guinée et 315 au Liberia, soit moins de 20% de la demande. Rien qu’à Monrovia, la capitale du Liberia, il manque 1.210 lits. Les autorités ont annoncé dimanche que 1.000 lits supplémentaires allaient être créés. En Sierra Leone, il existe 165 lits, soit seulement 25% de la demande nationale.

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Autre motif d’inquiétude pour l’OMS : les contaminations des travailleurs de santé, dont 318 avaient contracté le virus au 18 septembre. Parmi eux, une infirmière volontaire de Médecins sans Frontières, qui a été rapatriée en France pour être soignée à l’hôpital Bégin de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne. 

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