Dix attaques anti-migrants par jour en Allemagne en 2016

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Dix attaques anti-migrants par jour en Allemagne en 2016
Plus de 2.500 migrants ont été attaqués en 2016. Par ailleurs, 988 centres d'accueil ont été visés.@ Armin Weigel / dpa / AFP
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Le ministère de l'Intérieur allemand a dénombré 3.500 attaques contre des migrants ou des centres d'accueil en 2016. Soit environ dix par jour.

L'Allemagne a enregistré l'an dernier quelque 3.500 attaques contre des réfugiés et demandeurs d'asile, soit près de dix actes de ce type par jour, selon des données du ministère de l'Intérieur. Ces attaques ont fait au total 560 blessés dont 43 enfants, a précisé le ministère dans une réponse écrite à une question parlementaire.

2.545 réfugiés visés, 988 centres attaqués. Selon des statistiques de la police citées par le ministère dans sa réponse, 2.545 attaques ont visé l'an dernier des personnes réfugiées. Aucun chiffre n'était immédiatement disponible pour comparer avec les années précédentes car ce type d'attaque n'a été comptabilisé séparément qu'en 2016.

En outre, 988 structures d'hébergement pour réfugiés et demandeurs d'asile ont été visées l'an dernier, y compris par des incendies criminels, ajoute le ministère. Ce chiffre est légèrement en retrait par rapport à 2015 lorsque plus d'un millier d'attaques de ce type avaient été enregistrées. En 2014, il n'y avait eu que 199 cas.

L'Allemagne a accueilli 890.000 migrants. Cette hausse intervient alors que l'Allemagne a accueilli quelque 890.000 demandeurs d'asile en 2015, au plus fort de la crise des réfugiés en Europe. L'afflux de demandeurs d'asile a mis sous pression Angela Merkel, à l'origine de l'accueil des migrants, et a profité au parti anti-immigration AfD. 

Le gouvernement "condamne fermement" la violence, ajoute le texte. "Les personnes qui ont fui leur pays et demandent protection à l'Allemagne ont le droit d'espérer un abri sûr".

Diminution du nombre d'arrivées en 2016. Le nombre d'arrivées a fortement diminué en 2016, à 280.000 nouveaux demandeurs d'asile. Ce recul s'explique surtout par la fermeture de la "route des Balkans" et la signature d'un accord controversé entre l'UE et la Turquie en mars 2016 dont la chancelière Angela Merkel a été la cheville ouvrière.