Des rebelles syriens décapitent un enfant dans une vidéo

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Des rebelles syriens décapitent un enfant dans une vidéo
Des soldats rebelles en Syrie. Image d'illustration.@ DELIL SOULEIMAN / AFP
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Des ONG ont rappelé qu'en Syrie des groupes rebelles islamistes, autres que Daech, étaient coupables de crime de guerre, de tortures et d'enlèvements. 

Une vidéo diffusée mardi sur les réseaux sociaux montre des combattants rebelles décapitant un jeune garçon après l'avoir capturé près d'Alep, dans le nord de la Syrie.

Un enfant-soldat ? La vidéo montre le garçon, un jeune adolescent, étendu à l'arrière d'un camion et un combattant qui commence à le décapiter avec un petit couteau. Un autre combattant crie : "nous ne laisserons personne à Handarat", localité située au nord d'Alep et où les rebelles et les forces du régime syrien s'affrontent. Dans une vidéo antérieure, l'enfant était assis à l'arrière d'un camion avec des combattants qui l'accusaient d'être un membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant au côté du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Des groupes coupables de crimes de guerre. Dans cette zone d'Handarat se situe un camp de réfugiés palestinien qui a été largement abandonné au cours des années. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, a confirmé que la vidéo montrait des combattants rebelles. Amnesty International a déclaré dans un rapport publié en juillet que des rebelles islamistes et djihadistes actifs en Syrie étaient coupables de crimes de guerre, les accusant d'être responsables "d'une effrayante vague d'enlèvements, de tortures et d'exécutions sommaires". 

"Une erreur individuelle". Selon l'OSDH, les rebelles que l'on voit sur la vidéo montrant la décapitation sont des combattants de Noureddine Zinki. Le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est "une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe". "Les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises" à une commission d'enquête, ajoute Noureddine Zinki.