Des munitions retrouvées après l'arrestation d'un Français à Rotterdam

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Des munitions retrouvées après l'arrestation d'un Français à Rotterdam
"Pendant les perquisitions, des téléphones, des cartes SIM, des disques durs, de l'argent, des munitions et des drogues ont été saisies", a indiqué le porte-parole du parquet.@ Marten van Dijl / ANP / AFP
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Une procédure d'extradition a été lancée à l'encontre du Français arrêté lundi à Rotterdam, à la demande du parquet français.

Des munitions ont été retrouvées lundi à Rotterdam, après l'arrestation par la police dans la nuit d'un Français recherché par Paris et soupçonné d'avoir été impliqué dans la préparation d'un attentat, a indiqué à la mi-journée le parquet néerlandais, soulignant que la procédure d'extradition avait commencé.

Des munitions. "Pendant les perquisitions, des téléphones, des cartes SIM, des disques durs, de l'argent, des munitions et des drogues ont été saisies", a indiqué le porte-parole du parquet, Wim de Bruin. "Aucun explosif n'a été retrouvé", a-t-il ajouté, refusant de détailler le type de munitions retrouvées dans les logements où se sont déroulées les perquisitions, dans deux rues distinctes du quartier de Rotterdam-Ouest. Le parquet national néerlandais avait annoncé dans la soirée les interpellations d'un Français de 32 ans, à la demande de Paris, et de trois autres suspects, dont deux hommes de 43 et 47 ans d'origine algérienne. 

Extradition. "La procédure d'extradition a commencé pour le suspect recherché par la France", a ajouté Wim De Bruin : "la procédure veut qu'il y ait une audience sur le sujet au tribunal d'Amsterdam". La date de cette audience n'est pas encore connue.  "Les trois autres suspects sont entendus par les enquêteurs néerlandais", a ajouté le parquet.

Mandaté par Daech. Anis B., né à Montreuil et domicilié dans le département du Val-de-Marne, limitrophe de Paris, est soupçonné d'avoir été mandaté par le groupe Etat Islamique pour commettre un attentat en France avec Reda Kriket, a indiqué une source policière française. Cette affaire est distincte de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts) et du 22 mars à Bruxelles (35 morts), tous revendiqués par l'EI, même si certains liens entre des protagonistes ont pu être établis.

Projet d'attentat déjoué. Reda Kriket, ex-braqueur de 34 ans, a été arrêté jeudi à Boulogne-Billancourt. Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait ensuite annoncé qu'un projet d'attentat "à un stade avancé" avait été déjoué, sans donner plus de précisions. Plusieurs fusils d'assaut, dont des kalachnikovs, et des explosifs avaient également été découverts dans un appartement d'une autre ville de banlieue. Kriket avait été condamné par contumace l'an dernier en Belgique dans le procès d'une filière djihadiste vers la Syrie, dont l'un des principaux prévenus n'était autre que le Belge Abdelhamid Abaaoud, figure des djihadistes francophones de l'EI et un des organisateurs présumés des attentats parisiens, tué le 18 novembre dans l'assaut de Saint-Denis.