Découvrez trois extraits de l'interview de Vladimir Poutine
Vladimir Poutine, lors de sa conférence de presse à Moscou. © Capture d'écran

EXCLU - Découvrez trois extraits de l'interview du président russe, invité exceptionnel d'Europe 1 et TF1 mercredi soir.

L'INTERVIEW. Vladimir Poutine sera l'invité exceptionnel d'Europe 1 et TF1 mercredi soir. Le président russe répondra en exclusivité mondiale aux questions de Jean-Pierre Elkabbach et de Gilles Bouleau. Vous pouvez retrouver cet entretien inédit dans une Édition spéciale entre 19h et 21h présentée par Nicolas Poincaré sur Europe 1 et dans le 20 heures de TF1. 

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Poutine "espère que ce n'est pas une nouvelle étape de la Guerre froide". Pour la toute première fois dans des médias français, Vladimir Poutine revient sur la crise en Ukraine et le rôle joué par la Russie dans la déstabilisation de ce pays de l'est de l'Europe. "Aucune force militaire, aucun instructeur russe ne sont présents au sud-est de l'Ukraine", affirme le président russe.


Lors de l'éclatement de ce conflit en Crimée, de nombreux spécialistes de la politique internationale ont jugé qu'il s'agissait là de la plus grave depuis la fin de la Guerre froide. Pour autant, Vladimir Poutine "espère que ce n'est pas une nouvelle étape de la Guerre froide". Le dirigeant russe assume ses positions : "J'insiste : les gens, quel que soit l'endroit où ils habitent, ils ont des droits et doivent être protégés".

A savoir si la Russie a eu l'intention d'annexer son voisin ukrainien, Vladimir Poutine est catégorique : "Non, on ne l'a jamais fait et on ne le fait pas". Selon lui, "le pouvoir ukrainien doit organiser un dialogue avec sa population : cela ne doit pas se faire avec les chars et les avions mais par la négociation".


Poutine fustige l'impérialisme américain. Cette grave crise internationale a considérablement endommagé les relations entre la Russie et les Etats-Unis. Barack Obaman et Vladimir Poutine, qui seront tous les deux aux cérémonies de commémoration du Débarquement, ne s'entretiendront pas. "C'est son choix, je suis prêt au dialogue", s'est expliqué le président russe, qui en profite pour tacler la politique américaine : "Ce n'est pas un secret que la politique la plus agressive, la plus sévère, c'est la politique américaine".

Pour étayer ses dires, il explique que "partout dans le monde, il y a des bases militaires américaines, des troupes américaines à des milliers de kilomètres de leur frontière".


Poutine évoque de Gaulle. Vladimir Poutine a toujours tenu à protéger la souveraineté de son pays, dit-il. Le président russe en appelle à la mémoire gaulliste. "Le général de Gaulle a toujours essayé de protéger la souveraineté française", a affirmé le dirigeant, "et de Gaulle est digne de respect".

Ses relations avec la France ont toujours été très bonnes, a déclaré Vladimir Poutine, qui espère même un avenir européen pour la Russie. Il prend "l'exemple de Mitterrand, qui parlait de la Confédération européenne avec la participation de la Russie, et j'espère que rien n'est perdu en ce qui concerne l'avenir de l'Europe", dit-il.