Australie : la police traque un imposteur qui a piraté les fréquences du contrôle aérien

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Australie : la police traque un imposteur qui a piraté les fréquences du contrôle aérien
L'aéroport de Melbourne a été la cible de 15 incidents sur ses fréquences aériennes@ THEO KARANIKOS / AFP
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Au total, le pirate aurait passé 15 appels non autorisés sur les fréquences de l'aéroport de Melbourne.

La police australienne tente de retrouver un mystérieux imposteur qui a piraté les fréquences des contrôleurs aériens, parvenant même selon les médias à contraindre un avion de ligne de renoncer à son atterrissage. Au total, 15 appels non autorisés ont été passés sur les fréquences utilisées par le contrôle aérien dans le secteur de Melbourne, dans le sud de l'Australie.

Une enquête pour 15 incidents. "La Police fédérale australienne a ouvert une enquête sur 15 incidents impliquant des transmissions radio non autorisées avec des avions près des aéroport de Melbourne et Avalon", ont annoncé lundi dans un communiqué la police, le régulateur aérien Airservices Australia et l'Autorité des médias et communications Acma. "A la suite des interférences illégales avec les émissions des contrôleurs aériens pendant plusieurs semaines, la police fédérale lance aujourd'hui un appel au public pour toute information susceptible de permettre l'identification et l'arrestation de la personne responsable." 

Un avion empêché d'atterrir. Le 27 octobre, un vol de Virgin Australia entre l'aéroport de Gold Coast et celui de Melbourne a reçu pour instruction de cet imposteur de remettre les gaz alors qu'il se préparait à atterrir à Melbourne, rapporte le quotidien The Age. Les informations de vol montrent que l'appareil est remonté à 3.800 pieds avant de voler en cercle au-dessus de la capitale de l'Etat de Victoria. Le même jour, cet individu a appelé la tour de contrôle en se faisant passer pour le pilote d'un appareil de tourisme en proie à des problèmes de moteur, selon l'Australian Broadcasting Corporation (ABC).

Une procédure qui n'est pas dangereuse."Les transmissions radio non autorisées sont très rares", a déclaré mardi, John Lyons, président de l'Association des pilotes indépendants de Virgin (Vipa), qui représente les pilotes de la compagnie en Australie et Nouvelle-Zélande. "C'est clairement quelqu'un qui était probablement doté d'un émetteur-récepteur portable qui opère sur les mêmes fréquences et, compte tenu des informations disponibles, qui devait se trouver très près de l'aéroport", a-t-il dit. John Lyons a expliqué que le vol de Virgin Australia avait probablement reçu pour consigne de réaliser une "remise de gaz", procédure d'urgence d'interruption de l'atterrissage, qui n'est en soi pas dangereuse.

"La question est l'endroit où va ensuite l'avion", a-t-il dit. "Il se peut qu'un appareil ait reçu sur une autre piste l'autorisation de décoller, ce qui peut faire que deux avions se retrouvent près l'un de l'autre, ce qui est une situation dangereuse." Airservices Australia a de son côté affirmé que la sécurité n'avait pas été compromise par les faux appels.