Un Marocain qui serait lié à l'attentat du Bardo arrêté en Italie

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Un Marocain qui serait lié à l'attentat du Bardo arrêté en Italie
L'attentat contre le musée du Bardo a fait 22 morts.@ INTERIOR MINISTRY / AFP
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L'homme est soupçonné d'avoir participé à l'attaque du musée de Tunis, qui a fait 22 morts.

L'homme était recherché au niveau international. Un Marocain soupçonné d'avoir participé à l'attaque sanglante contre le musée du Bardo à Tunis a été arrêté à Milan, dans le nord de l'Italie.

L'attentat avait fait 22 morts. Le 18 mars, cet attentat visant le célèbre musée, situé à proximité du Parlement tunisien, avait fait 22 morts, 21 touristes étrangers et un policier tunisien. L'attaque avait ensuite été revendiquée par le groupe Etat islamique

Mandat d'arrêt international. L'homme arrêté mardi soir s'appelle Abdelmajid Touil. Âgé de 22 ans, il est "connu sous le pseudonyme d'Abdallah". Il a été arrêté à Gaggiano, une commune de la région de Milan, où vivent sa mère et ses deux frères. "Pour nous, c'est un parfait inconnu", a indiqué le chef du Digos, le département de la police chargé des opérations spéciales et du terrorisme, qui dit avoir agi sur la base d'un mandat d'arrêt international.

Côté tunisien, on explique avoir émis "des mandats d'arrêt internationaux contre deux Marocains et un Algérien ayant un lien indirect" avec l'attentat du Bardo. Il s'agit de trois hommes qui "n'ont pas participé à l'opération terroriste mais ont aidé ses auteurs", selon le ministère de l'Intérieur. 

Abdelmajid Touil serait parti en Tunisie puis revenu en Italie après l'attentat. Le mandat d'arrêt international a été établi sur des chefs d'homicide volontaire avec préméditation et conspiration en vue de commettre un attentat.

Une cinquantaines d'arrestations. Au total, dans le cadre de l'enquête, les autorités ont détenu près d'une cinquantaine de personnes. Deux assaillants ont été abattus pendant l'attaque, mais, fin-mars, le président tunisien Beji Caid Essebsi, invité du Grand Rendez-vous Europe 1/I-Télé/Le Monde, avait évoqué l'existence d'un troisième assaillant encore en fuite.