Attentat de Berlin : Anis A. est passé en France et a pris un train à Lyon

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Les enquêteurs cherchent actuellement à savoir comment le principal suspect s'est retrouvé à Milan, trois jours après l'attentat qui a fait douze morts.

INFO EUROPE 1

Son passage en France ne fait plus aucun doute. Le principal suspect de l'attentat du marché de Noël de Berlin qui a fait douze morts, lundi soir, est passé par Lyon, par la gare de la Part-Dieu, selon les informations d'Europe 1. C'est de là qu'il a pris un train pour Chambéry, jeudi, comme le montrent les images de vidéosurveillance. Anis A. avait également acheté un autre billet à destination de Milan. Les policiers italiens qui l'ont abattu ont retrouvé la trace de ses achats sur lui.

Coïncidence. À quelques heures près, le terroriste a failli croiser François Hollande, qui inaugurait jeudi après-midi le nouvel hôpital de la ville. À ce moment-là, la priorité de la police était donc d'assurer la sécurité du chef de l'Etat et moins de procéder à des contrôles à la gare de Chambéry où en temps normal, ce sont les voyageurs en provenance d'Italie qui sont davantage contrôlés. Le Tunisien recherché par toutes les polices d'Europe serait donc monté sans encombres dans le train. Les vidéos des caméras de surveillance, notamment des gares de Lyon Part-Dieu et Chambéry, sont en cours d'exploitation par la police judiciaire, afin d'avoir la preuve que l'homme a bien transité par la France.

"Au moins un des billets servant à une partie du trajet n'a pas fait l'objet d'un compostage", a par ailleurs indiqué une source proche de l'enquête à l'AFP, qui n'était pas en mesure de préciser si tous les billets du trajet avaient été compostés. Les enquêteurs cherchent aussi à savoir par quel moyen de transport l'homme est arrivé à Lyon, train, bus ou voiture, et par où il est passé après avoir pris la fuite après l'attentat à Berlin lundi, pour se retrouver à Milan jeudi.

Bruno Le Roux appelle à "la plus grande prudence". Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a appelé à "la plus grande prudence concernant les informations qui circulent actuellement" sur l'itinéraire qu'aurait emprunté Anis A. Bruno Le Roux, qui a "salué" l'intervention de la police transalpine, a affirmé "travailler" avec ses collègues italien et allemand pour "envisager avec eux les suites que le développement" des enquêtes "pourrait appeler". Pour la seule année 2016, 17 projets d'attentat ont été déjoués sur le sol français, a-t-il rappelé. "À chaque fois, nous adaptons nos dispositifs de sécurité", a ajouté le ministre.