Attaque de militaires à Bruxelles : l'assaillant était un Belge d'origine somalienne

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Attaque de militaires à Bruxelles : l'assaillant était un Belge d'origine somalienne
Photo d'illustration.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Armé d'un couteau, l'assaillant "s'est précipité dans le dos" de trois militaires, en plein cœur de Bruxelles, "et les a frappés" avec un couteau, "en criant 'Allah Akbar".

L'homme qui a attaqué vendredi soir des militaires à Bruxelles avec un couteau, avant d'être abattu, était un Belge d'origine somalienne, sans antécédents liés à des faits terroristes, a indiqué samedi le parquet fédéral belge.

Frappés avec un couteau. L'assaillant, né en 1987, avait un domicile à Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique, où une perquisition a été menée pendant la nuit, a ajouté dans un communiqué le parquet, qui a ouvert une enquête pour des "faits de tentative d'assassinat terroriste". Armé d'un couteau, l'assaillant "s'est précipité dans le dos" de trois militaires, en plein cœur de Bruxelles, "et les a frappés" avec un couteau, "en criant 'Allah Akbar" (Dieu est le plus grand en arabe), selon les détails donnés par les enquêteurs.

Deux armes à feu factices. L'un des militaires a alors riposté en ouvrant le feu. "L'homme a été touché à deux reprises et est décédé peu après, à l'hôpital, des suites de ses blessures", a détaillé le parquet, ajoutant que l'assaillant, outre son couteau, "était aussi en possession d'une arme à feu factice et de deux corans". "L'homme qui a commis les faits est né en 1987 et est de nationalité belge, d'origine somalienne" selon cette même source, précisant qu'il "est arrivé en Belgique en 2004 et a obtenu la nationalité belge en 2015". "Il n'était pas connu pour des faits de terrorisme, mais bien pour un fait de coups et blessures en février 2017", a ajouté le parquet fédéral, qui a saisi un juge d'instruction de Bruxelles spécialisé en matière de terrorisme.

L'attaque a eu lieu peu après 20 heures sur un boulevard en plein centre de la capitale belge, à proximité de la Grand Place, l'une des zones "sensibles" où patrouillent des militaires armés, en raison de la menace terroriste en Belgique. Cette présence avait été renforcée après les attentats du 22 mars 2016, qui avaient fait 32 morts dans la capitale belge.