Alexey Pushkov : les frappes russes en Syrie devraient durer "trois ou quatre mois"

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Le président de la commission des affaires étrangères de la Douma a estimé que les opérations militaires russes allaient durer "trois ou quatre mois".

INTERVIEW

La Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, a entamé cette semaine des frappes aériennes en Syrie. Le Kremlin prend-il un risque ? "Il y a toujours un risque d'enlisement. Mais à Moscou, on parle de trois ou quatre mois d'opérations", a estimé vendredi sur Europe 1 Alexey Pushkov, un proche de Vladimir Poutine, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Toutefois, "il n'y aura pas d'opérations sur le sol de la part de la Russie", a-t-il assuré au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

Les Américains font "semblant". "C'est l'intensité qui est importante", a-t-il affirmé. "La coalition américaine a fait semblant de bombarder Daech pendant une année, il n'y a pas de résultats. Si vous le faites d'une manière beaucoup plus efficace, les résultats vont se faire connaître". Pour lui, "seulement 20% des opérations militaires ont eu des résultats".

L'Etat islamique, "une organisation expansionniste". Si la Russie intervient en Syrie, "c'est pour conserver la Syrie en tant qu'Etat indépendant", a expliqué Alexey Pushkov. "Mais c'est aussi pour la sécurité intérieure de la Russie. L'Etat islamique est une organisation expansionniste. Ils ont fait savoir qu'ils avaient des buts très importants en Asie centrale, ce sont nos alliés militaires". Le responsable russe a justifié le soutien de son pays au régime syrien : "la Russie voit que pendant quatre ans, le gouvernement d'Assad a tenu le coup, et aujourd'hui c'est la seule force militaire sur le terrain qui combat Daech".

"Un certain dégel" entre Obama et Poutine. Le climat de guerre froide est-il voué à perdurer ? "Les relations entre Obama et Poutine étaient glaciales jusqu'à l'Assemblée générale à l'ONU. Il y a eu un certain dégel, au niveau politique et aussi au niveau personnel", a affirmé Alexey Pushkov.


>> L'interview en intégralité :