535 millions d'enfants touchés par la violence et les catastrophes naturelles

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535 millions d'enfants touchés par la violence et les catastrophes naturelles
Les enfants sont particulièrement vulnérables aux maladies, aux violences et à l'exploitation lors de catastrophes naturelles (image d'illustration du Mexique) @ LUIS ROBAYO / AFP
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Parmi ses propositions, l'Unicef recommande de ne plus utiliser les écoles comme lieux de refuge en cas de catastrophe, car cela empêche le retour des enfants à l'école, une fois la menace passée.

Un enfant sur quatre dans le monde, soit 535 millions d'entre eux, est affecté par des catastrophes naturelles, des conflits armés, des violences et crises, a alerté mercredi l'Unicef.

Une population vulnérable. Le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) a tiré la sonnette d'alarme lors de la réunion de la cinquième Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophes qui se tient jusqu'au 26 mai à Cancun, sur la côte caribéenne mexicaine. "Il est essentiel que les pays sachent évaluer les risques auxquels les enfants sont exposés en cas de désastres pour mettre en place des programmes qui facilitent leur prise en charge", souligne dans un communiqué Christian Skoog, représentant de l'Unicef au Mexique.

Une étude sur les mineurs en situation de risque. Selon cet organisme, les catastrophes naturelles et le changement climatique obligent des milliers d'enfants à quitter leur logement, ce qui les expose aux risques de maladie, de violence, d'exploitation ou de se trouver dans un conflit armé. L'Unicef lance un appel à la mise en place d'une étude sur les mineurs en situation de risque pour recenser leur âge et l'endroit où ils vivent afin de mettre en place les mesures nécessaires pour limiter l'impact des menaces qui pèsent sur eux.

Ne plus utiliser les écoles comme lieux de refuges. L'organisme souligne enfin la nécessité pour les pays de se doter de l'infrastructure nécessaire afin d'aider la population en cas de catastrophe et demande que l'on cesse d'utiliser les écoles comme lieux de refuge, ce qui empêche le retour des enfants à l'école, une fois la menace passée.