Un TGV arrêté à cause d'un faux Xavier Dupont de Ligonnès

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Un TGV arrêté à cause d'un faux Xavier Dupont de Ligonnès
Un TGV a été arrêté par un faux Xavier Dupont de Ligonnès@ SEBASTIEN BOZON / AFP
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IMPOSTURE - Un homme s'est fait passer pour l'homme soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Nantes en 2011.

Après les faux ossements, le faux appel de Xavier Dupont de Ligonnès. Un sexagénaire se faisant passer pour le tueur présumé et menaçant de tuer sa petite-fille a été interpellé vendredi dans un TGV en gare de Massy-Palaiseau, dans l'Essonne, a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information de Francetv Info

"L'appel pris au sérieux". Vers 18h, la police reçoit un appel téléphonique d'un homme prétendant être Xavier Dupont de Ligonnès. Se disant armé d'un 22 long rifle, l'interlocuteur menace de tuer sa petite-fille de 10 ans. "L'appel est pris très au sérieux, il ne fallait pas prendre cela à la légère", raconte une source policière.

Les policiers ont en tête l'affaire Dupont de Ligonnès qui a refait surface dans l'actualité quelques jours plus tôt avec la découverte d'ossements dans le Var. Les analyses ont toutefois montré qu'il ne s'agissait pas des restes de l'homme soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Nantes en 2011, et porté disparu depuis.

Immobilisé 45 minutes. Après vérification, il s'avère que l'appel a été passé à la hauteur de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) à bord d'un TGV effectuant la liaison Lille-Bordeaux. La police fait immobiliser le train en gare de Massy-Palaiseau (Essonne), où les quais sont évacués. Après près de 45 minutes de recherches dans le TGV, au milieu de passagers surpris, le suspect est finalement interpellé dans une rame: "Il n'avait ni arme, ni petite-fille", a-t-on raconté de même source.

Le mauvais plaisantin, né en 1954, est "un habitué des canulars téléphoniques à la police" et pourrait souffrir de troubles mentaux, a expliqué la source policière. Placé en garde à vue au commissariat de Massy, il a été mis à disposition des policiers de Chessy (Seine-et-Marne), chargés de l'enquête. La SNCF a déposé une plainte samedi.