Vol d'un camion de pièces détachées de Rafale

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Vol d'un camion de pièces détachées de Rafale
Des avions Rafale en cours d'assemblage dans une usine de Dassault Aviation.@ AFP / Jean-Pierre Muller
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Un camion de pièces détachées pour moteur de Rafale a été volé dans la nuit de mardi à mercredi, en Seine-et-Marne.

INFO EUROPE 1

Panique mercredi matin sur un parking de Seine-et-Marne. Un camion de pièces détachées de la Snecma, l’entreprise qui fabrique le moteur de l'avion de chasse Rafale, a été volé dans la nuit de mardi à mercredi à Moissy-Cramayel, selon les informations recueillies par Europe 1. Le poids-lourd, qui devait livrer ces pièces sur plusieurs sites de Dassault Aviation en Bretagne, a disparu alors qu’il était garé sur le parking du fabricant du moteur.

"Diverses pièces aéronautiques" volées. Mercredi matin, alors qu'un chauffeur vient récupérer le poids-lourd qu'il doit emmener en Bretagne, sur des sites du constructeur de Dassault Aviation, il constate que le camion n'est plus là. Un peu plus loin, le grillage a été découpé.

Le chauffeur prévient alors immédiatement la police, qui prend peur en apprenant le chargement du camion : une trentaine de colis, des pièces détachées pour élaborer le "turboréacteur m88" qui équipe le Rafale, l'avion de combat de Dassault.

>> Vidéo de présentation de la Snecma :

Parmi les pièces, on trouve également un tube qui entre dans la composition de la chambre de combustion du moteur. "Il s'agit de diverses pièces aéronautiques", a confirmé une source proche de l'enquête.

Le camion visiblement visé, pas les pièces. Sur le papier, l'affaire est donc très sensible, et pourrait même être confiée à la DGSI, le renseignement intérieur français. Mais pour l'heure, les autorités émettent plutôt l'hypothèse que le ou les malfaiteurs étaient intéressés par le camion, plutôt que par les pièces détachées. "L'objet principal du vol semble être le camion et non son contenu, peu utilisable s'agissant de pièces détachées", a confirmé une source judiciaire.

L'enquête a donc été confiée à la police judiciaire de Melun. Et pour le justifier, on évoque l'aspect "incomplet du chargement", un vol peut-être aléatoire. Et le fait que d'autres camions avaient été dérobés dans le secteur ces derniers temps.