Val-d'Oise : deux jeunes homosexuelles agressées, deux mineurs en garde à vue

  • A
  • A
Val-d'Oise : deux jeunes homosexuelles agressées, deux mineurs en garde à vue
Le couple de jeunes filles, âgées de 17 et 18 ans, a été pris à partie sur le quai du RER A à Pontoise, dans le Val-d'Oise. (Illustration)@ MARTIN BUREAU / AFP
Partagez sur :

Le couple de jeunes filles, âgées de 17 et 18 ans, a été pris à partie sur le quai du RER A à Pontoise. Elles ont indiqué avoir été violemment bousculées et avoir eu les cheveux et les vêtements tirés.

Deux jeunes homosexuelles ont été agressées, sans être blessées, et ont fait l'objet vendredi en banlieue parisienne d'insultes homophobes de la part d'un groupe de jeunes gens, dont deux ont été placés en garde à vue, a-t-on appris de sources policières.

Le couple de jeunes filles, âgées de 17 et 18 ans, a été pris à partie sur le quai du RER A à Pontoise, dans le Val-d'Oise. Elles ont indiqué à la police avoir été violemment bousculées et avoir eu les cheveux et les vêtements tirés.

"Vous baisez ?". "Putains de lesbiennes", "Vous baisez?", leur auraient notamment lancé leurs agresseurs présumés. Les faits se seraient prolongés durant leur trajet vers Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, où la police, alertée par les victimes, attendait le groupe. Les jeunes filles ont porté plainte dans la soirée. Elles n'ont "pas été blessées" mais sont "choquées", selon une des sources policières.

Sept personnes de 17 ans placés en garde à vue. Sept jeunes gens, tous âgés de 17 ans, venant pour la plupart du Val-d'Oise, ont été interpellés pour "violences volontaires en raison de l'orientation sexuelle" et deux d'entre eux, dont une jeune fille, ont été placés en garde à vue vendredi soir, selon cette même source. Les cinq autres seront convoqués ultérieurement pour être entendus comme témoins.  L'enquête a été confiée au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine.

212 agressions physiques à caractère homophobes en France en 2016

Selon le rapport 2017 de SOS Homophobie, 212 agressions physiques à caractère homophobe ont été recensées en 2016 en France par cette association qui lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie. Un "chiffre en-deçà de la réalité", a précisé vendredi un de ses porte-paroles.