Nantes : une manif "contre les violences policières" dérape

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Nantes : une manif "contre les violences policières" dérape
@ GEORGES GOBET / AFP
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EN IMAGES - La police a été obligée d’utiliser des canons à eau pour disperser la foule.

L’INFO. "Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance". C’est derrière cette banderole qu’environ 800 manifestants ont défilé, samedi après-midi, dans les rues de Nantes. Objectif : rappeler qu’il y a un an, après la manifestation violente du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, trois manifestants avaient perdu un oeil. Au même moment, et avec la même motivation, 450 personnes ont défilé à Toulouse.

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NANTE

Des canons à eau pour disperser la foule. Si l’atmosphère semblait relativement calme au début, la manifestation de Nantes a très vite été émaillée de jets de projectiles et de tags contre la police. Celle-ci a répliqué avec quelques lacrymogènes. La situation s'est encore un peu plus tendue peu avant 16 heures, quand des manifestants encagoulés ont jeté des pierres vers les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser. Quelques 15 policiers ont été blessés. Deux manifestants ont été interpellés, l'un pour port d'arme et l'autre pour jet de projectile, a indiqué la police.

nnn

Une "semaine de résistances". Les protestataires, souvent très jeunes et pour beaucoup le visage masqué, avaient déployé en tête de cortège une banderole noire aux lettres blanches, à la mémoire du jeune écologiste Rémi Fraisse : "Je suis Rémi et toutes les autres victimes de la police". "On n'oublie pas, on ne pardonne pas". Le jeune homme avait été tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens (Tarn) le 26 octobre 2014. Sur une autre banderole, un avertissement: "Il n'y a pas de planète B : ZAD partout". Les manifestants ont clamé des slogans comme "Tout le monde déteste la police", "Flics assassins". Cet évènement s'inscrivait dans une "semaine de résistances" du 16 au 21 février, constituée de débats, avant cette manifestation de samedi, suivie d'un concert puis d'une "journée d'échanges" dimanche.

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