Un policier frappe un détenu au tribunal de Paris, une enquête ouverte

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Un policier frappe un détenu au tribunal de Paris, une enquête ouverte
Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris et confiée à l'IGPN.@ Capture d'écran Youtube
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Une vidéo issue des caméras de vidéosurveillance est disponible sur Internet. On y voit un policier frapper un détenu menotté et à terre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. Jeudi soir, le fonctionnaire de police a été également suspendu.

VIDÉO

C'est une vidéo qui risque de faire du bruit. Le site "Là-bas si j'y suis", fondé par l'ancien animateur de France Inter Daniel Mermet, a dévoilé jeudi une vidéo de cinq minutes montrant le passage à tabac d'un détenu par un policier en service dans les locaux du nouveau palais de justice de Paris, dans le 17ème arrondissement.

Détenu menotté et frappé. Les images, issues des bandes de vidéosurveillance, montrent une altercation entre un détenu qui refuse de rejoindre sa cellule, et un policier. L'agent parvient à maîtriser l'homme, seul, et à lui passer les menottes dans le dos. C'est au moment de le faire entrer dans sa cellule que les choses dégénèrent : le policier frappe à plusieurs reprises avec des coups de pied l'individu, toujours menotté et allongé au sol. Il faut l'intervention de deux de ses collègues pour calmer le gardien de la paix, stagiaire au sein de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), selon "Là-bas si j'y suis".

Selon le site, les faits se sont déroulés le 9 juin et l'agent de police impliqué aurait fait circuler lui-même la vidéo pour se vanter auprès de ses collègues. Mais contrairement à ce qu'indique "Là-bas si j'y suis", le détenu ne serait pas un migrant mais un individu déféré en vue d'une comparution immédiate pour vol, précise une source proche du dossier à Europe 1.

Le fonctionnaire suspendu. Le parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs de faux et violences par personne dépositaire de l'autorité publique. Cette enquête a été confiée à l'IGPN, ajoute le parquet de Paris. Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une enquête distincte du chef d'introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données, également confiée à l'IGPN. Selon une source proche du dossier, cette enquête vise le fait d'avoir extrait des images d'un système de vidéo protection et de les avoir diffusées.

Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a annoncé que le fonctionnaire mis en cause avait été suspendu. Une source judiciaire a également précisé qu'il avait été placé en garde à vue.