Paris : un militaire de Sentinelle attaqué par un homme armé d'un couteau, pas de blessé

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Un homme a attaqué un militaire de l'opération Sentinelle, vendredi à Paris, à la station de métro Châtelet, sans faire de blessé. L'assaillant, rapidement maîtrisé, aurait fait référence à Allah.

L'opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015, a une nouvelle fois été la cible d'une attaque considérée comme terroriste vendredi matin à Paris. Un homme armé d'un couteau a agressé un militaire en patrouille dans une station de métro, sans faire de blessé, vers 6H30. L'attaque a eu lieu à la station Châtelet, en plein cœur de Paris. 

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillant, un Français de 39 ans qui a été rapidement maîtrisé, aurait fait référence à Allah. L'assaillant, toujours en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle de la police judiciaire à la mi-journée, est inconnu des fichiers de police, selon une source policière. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire et le parquet antiterroriste a été saisi.

"Cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire". Invitée de Patrick Cohen vendredi à 8h15 dans Europe Matin, la ministre des Armées Florence Parly a réagi à cette attaque. "L’homme a été maîtrisé, c’est la preuve du professionnalisme et de l’efficacité des soldats de Sentinelle dans cette mission de protection", a-t-elle affirmé. "Nous n’en savons pas plus sur les intentions de l’agresseur qui a été arrêté. Mais cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire, c’est-à-dire rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus indécelable pour les agresseurs potentiels."

Septième attaque contre la force Sentinelle. L'attaque de vendredi matin est la septième commise contre des militaires de la force Sentinelle, mise en place dans le cadre du plan Vigipirate après les attentats de janvier 2015. La dernière en date avait fait six blessés parmi un groupe de militaires percutés le 9 août par une voiture à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.

La ministre des Armées a détaillé vendredi sur Europe 1 les objectifs du lifting prévu pour cette opération. "L'objectif n'était pas de modifier son format. Il n’y aura pas de militaires en moins", a-t-elle notamment affirmé.  "Ce que nous voulons, c'est faire mieux pour être plus efficace. Il s’agit de rendre le dispositif plus flexible, plus mobile, moins anticipable. Il faut éviter que l’opération Sentinelle soit prévisible par avance", a-t-elle ajouté avant de conclure : "Il y aura des missions aléatoires qui auront été planifiées mais qui ne seront connues ni des élus ni de la population."

Le parquet antiterroriste saisi. "Le Président de la République a dès ce matin immédiatement réuni autour de lui l'ensemble des spécialistes mobilisés sur ce sujet pour faire un point. Le parquet antiterroriste a été immédiatement saisi", a déclaré Christophe Castaner lors d'un point-presse.