Un gynécologue soupçonné viols ou agressions sexuelles sur 30 patientes

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Un gynécologue soupçonné viols ou agressions sexuelles sur 30 patientes
@ AFP
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Le praticien installé à Arras, dans le Pas-de-Calais, a été mis en examen mercredi pour le viol ou l'agression sexuelle d'une trentaine de patientes. Il nie ces accusations en bloc. 

Un gynécologue d'Arras a été mis en examen mercredi pour le viol ou l'agression sexuelle d'une trentaine de patientes, accusations qu'il nie en bloc, a-t-on appris auprès de son avocat. 

Une plainte classée sans suite en 2009. Cette mise en examen fait suite à une enquête de la brigade de recherches de la gendarmerie d'Arras, ouverte après une plainte en juillet 2014 d'une patiente disant avoir subi des manipulations déplacées dans le cadre de la consultation, selon la Voix du Nord qui a révélé l'affaire. Une première plainte, en 2009, avait été classée sans suite, selon le quotidien, ce qu'a confirmé l'avocat du médecin, Me Frank Berton.

Un questionnaire envoyé à 2.000 patientes. Cette fois-ci, les enquêteurs ont accédé à la liste des patientes du gynécologue, via la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), et leur ont adressé par mail un questionnaire, a rapporté l'avocat. Sur près de 2.000 patientes, une trentaine ont répondu avoir été victimes d'attouchements déplacés avec la main et un appareil de gynécologie dans le cadre d'une rééducation du périnée après accouchement, et une vingtaine ont porté plainte, selon Me Berton.

Le praticien nie en bloc. "Mon client nie avoir perpétré le moindre geste en décalage avec la pratique médicale usuelle, il y a une méthode de rééducation à la main", a déclaré l'avocat. "Il concède qu'il n'a pas peut-être pas assez expliqué ce qu'il faisait car il était débordé, ce qui a pu paraître brutal ou douloureux".

Le parquet d'Arras s'est dessaisi de l'affaire au profit du parquet de Béthune, compétent en matière criminelle. Celui-ci n'était pas joignable dans la soirée. Le placement en détention provisoire du gynécologue n'a pas été requis. Il a été placé sous contrôle judiciaire et s'est vu interdire la pratique de la gynécologie - mais pas le reste de son activité médicale, qui représente 80% selon Me Berton.