Un enseignant "agressé" par des policiers après avoir filmé une interpellation

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Un enseignant "agressé" par des policiers après avoir filmé une interpellation
L'incident se serait déroulé dans les transports en commun franciliens (photo d'illustration)@ Eric FEFERBERG / AFP
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"Ils ont menacé de me tuer", témoigne un enseignant de la Sorbonne après une rencontre musclée avec des policiers dans les transports en commun franciliens.

Un enseignant de la Sorbonne a déclaré lundi lors d'une conférence de presse avoir été "insulté", "agressé" et avoir reçu un coup de taser de policiers jeudi soir. Guillaume Vadot, 28 ans, a raconté avoir été témoin, à la sortie du RER D, de "l'interpellation d'une femme noire" par des policiers. Selon lui, la femme "poussait des cris stridents de douleurs à cause des menottes", pour ce qu'il a interprété être, à l'origine, "un problème de ticket".

Il décide de filmer la scène, à l'aide de son téléphone portable. C'est là qu'il raconte s'être trouvé "nez à nez avec un agent de police", qui l'informe qu'il va procéder à "un contrôle d'identité".  L'enseignant dit avoir été alors immobilisé contre une porte par des policiers qui, selon lui, l'ont "insulté" et ont menacé de le "tuer" ou encore de le "violer".

Vidéos effacées. Guillaume Vadot a dit avoir reçu des coups notamment à une cheville et à une cuisse, ainsi qu'une décharge de taser au niveau d'un bras, les policiers lui demandant "si ça piquait". Avant de le relâcher, un des policiers a pris soin d'"effacer les deux vidéos" que l'enseignant venait de prendre, a-t-il poursuivi.



"Vérifications en cours". Interrogée par l'AFP, la préfecture de police (PP) a confirmé qu'un contrôle avait été effectué ce soir-là. "Des vérifications sont en cours pour vérifier si les faits décrits peuvent correspondre à cette interpellation", a-t-elle ajouté. "Le cas échéant, la préfecture de police saisira l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) pour faire la lumière sur les circonstances", a précisé la PP. Disant ne pas avoir voulu porter plainte, pour ne pas avoir à le faire auprès du commissariat auquel sont rattachés les agents qui, selon lui, l'ont agressé, Guillaume Vadot a précisé s'être rendu chez un médecin. "Ce qui est arrivé à mon avis est banal. Ce qui n'est pas banal, c'est que ça me soit arrivé à moi", a dit l'enseignant.