Un drone croise la trajectoire d'un avion de ligne en phase d'atterrissage à Roissy

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Un drone croise la trajectoire d'un avion de ligne en phase d'atterrissage à Roissy
Un avion. Image d'illustration.@ LEON NEAL / AFP
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Mercredi, l'avion d'une compagnie irlandaise a croisé un drone à 2.000 mètres d'altitude au-dessus du Val d'Oise.

Un drone a croisé la trajectoire d'un avion de ligne d'une compagnie irlandaise au moment où ce dernier s'apprêtait à atterrir à l'aéroport parisien de Roissy, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Signalement à la gendarmerie. Lors de la descente de l'appareil en provenance de Dublin, à une altitude de 7.800 pieds (2.300 mètres environ), le pilote a vu passer à 150 mètres environ sous son aile droite un drone civil. Après l'atterrissage, le pilote a signalé à la gendarmerie des transports aériens (GTA) l'incident qui a eu lieu vers 15h30 mercredi, alors que l'avion survolait le département du Val-d'Oise, à 30 nautiques (environ 55 km) de l'aéroport.

Déjà un grave incident en février. Ce fait survient après le grave incident du 19 février concernant un Airbus A320 d'Air France. Ce jour-là, lors de la phase d'approche de Roissy, à 5.500 pieds (1.600 mètres), le pilote avait dû déconnecter le pilote automatique et effectuer une manœuvre d'urgence pour éviter un drone, qui était passé 5 mètres sous son aile gauche.

Une limite de vol fixée à 150 mètres. Si certains mini-drones peuvent atteindre plusieurs milliers de mètres d'altitude, des évolutions à une telle altitude restent très étonnantes. Dans le cas où un drone heurterait ou serait aspiré par un réacteur, le principal risque viendrait de la batterie au lithium (un matériau très inflammable) de l'engin. Selon un arrêté publié en décembre, les drones ne sont pas autorisés à voler à proximité des aéroports ni à survoler des zones habitées et sont limités à un plafond de 150 mètres à portée de vue de leur opérateur, sauf exception.