Drones : les suspects du Cher pas impliqués dans les autres survols

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Drones : les suspects du Cher pas impliqués dans les autres survols
De nombreuses centrales ont été survolé ces derniers jours. Ici, celle de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, l'avait été jeudi dernier.@ REUTERS
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Les gendarmes ont arrêté trois suspects près de la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher. Ils ne sont pas suspectés d'avoir survolé d'autres centrales avec leurs drones.

L'info. Alors que les enquêteurs s'interrogent sur l'identité des pilotes de drones qui survolent les centrales nucléaires ces derniers jours, les gendarmes ont interpellé mardi trois premiers suspects dans le Cher.  Selon les informations d'Europe1, les trois jeunes suspects - deux hommes de 24 et 31 ans ainsi qu'une femme de 21 ans -  sont suspectés d'avoir survolé avec deux drones la centrale de Belleville-sur-Loire, mise en service à la fin des années 80.. Ils étaient toujours en garde à vue jeudi matin, mais les enquêteurs écartent leur implication dans la récente série de survols de réacteurs un peu partout en France.

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Des passionnés d’aéromodélisme. Ils ont été interpellés dans leur voiture garée juste en face de la centrale, de l'autre côté de la Loire, à 200 mètres des hautes cheminées, et donc en pleine zone d'interdiction de survol, qui s'étend jusqu'à 5 kilomètres au-delà de l'enceinte de l'installation. Là, le trio avait une vue imprenable sur les grandes cheminées de la centrale. Il s'agirait de trois jeunes passionnés d'aéromodélisme. Inconnus des services de police, ils ont été placés en garde à vue.

Trois enquêteurs spécialisés dépêchés sur place. Que faisaient-ils si proches de la centrale ? C'est ce que devra déterminer l'enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie des transports aériens. Trois de ses enquêteurs ont été immédiatement dépêchés depuis Paris pour interroger les suspects. Leur objectif sera notamment de savoir, entre autres, si le trio en était à son premier essai.

La centrale de Belleville-sur-Loire a en effet déjà été approchée par un drone le week-end dernier. Celle de Dampierre, située à une cinquantaine de kilomètres de là, a quant à elle été survolée à deux reprises. Des faits passibles d'un an de prison et de 75.000 euros d'amendes.

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