Série de vols dans les RER C et D : que s'est-il passé ?

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Série de vols dans les RER C et D : que s'est-il passé ?
@ AFP
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Au moins six personnes ont déposé plainte pour des vols commis dimanche matin par "un groupe de 20 à 25 individus" entre différentes gares de l'Essonne.

Les circonstances des vols commis dans les RER C et D dimanche se précisent. Au moins six personnes ont déposé plainte pour des vols commis par "un groupe de 20 à 25 individus" entre différentes gares de l'Essonne, a indiqué mercredi le procureur de la République à Evry. La Sûreté régionale des transports est chargée de l'enquête.

Une double attaque dimanche matin. C'est une jeune fille de 17 ans qui a donné l'alerte. Dimanche matin, vers 5 heures, elle monte dans le RER D, en direction de Paris, lorsqu'en gare de Juvisy, à 20 kilomètres au sud de la capitale, elle voit monter dans sa rame entre 20 et 25 jeunes. Certains viennent lui prendre de force le smartphone qu'elle a glissé dans sa proche ; d'autres montent à l'étage du train. Une deuxième victime porte plainte peu après les faits.

Depuis, les enquêteurs ont découvert que le groupe de voleurs venait de commettre les mêmes agissements, sur la ligne C du RER, dès 4h30 du matin, entre Saint-Michel-sur-Orge et Juvisy. Concernant cette première attaque, quatre victimes, qui se sont fait voler leurs portables et leurs portefeuilles, ont porté plainte.

"Les agresseurs leur donnent une sorte de coup de poing". Certaines se disent d'ailleurs victimes de violences, mais aucune personne n'a été blessée, rapporte le procureur d'Evry Eric Lallement. "Les personnes essayent de se protéger, elles se recroquevillent. A ce moment-là, les agresseurs leur donnent une sorte de coup de poing. Apparemment, il n'y a pas eu de coups de pied, ou de violences extrêmement fortes. On est en présence de violences, puisqu'il y a quand même des coups de poing, mais il n'y a pas de blessures profondes, il n'y a pas d'utilisation d'armes ou autre objet de cette nature", relate le procureur de la République au micro d'Europe 1.

Les agresseurs pas encore identifiés. Selon les victimes, tous les agresseurs, âgés de 16 à 25 ans, ont agit à visage découvert. Les policiers de la brigade des réseaux ferrés tentent à présent de les identifier grâce à la vidéosurveillance et aux ADN isolés sur les vêtements des victimes.

D'autres victimes ? Le nombre de victimes au total n'est pas établi. "Il n'est pas exclu, non plus, que d'autres plaignants se déclarent", a indiqué le procureur. La jeune femme qui a signalé l'attaque du RER D a d'ailleurs fait état de trois victimes et, pour l'heure, seulement deux ont porté plainte. "Nous procédons actuellement à la collecte et au recoupement des plaintes déposées dans différents commissariats d'Ile-de-France", avait commenté une source policière.

"On est loin de l'attaque de la diligence". Pour l'heure, Eric Lallement exclut tout parallèle avec l'attaque du RER D en gare de Grigny en mars 2013. "On n'a pas le sentiment d'un groupe identifié en provenance d'un lieu unique, constitué en bande plus ou moins organisée", a-t-il déclaré.

Il y a deux ans, sur cette même ligne, une vingtaine de jeunes gens, mineurs pour la plupart, avaient tiré la sonnette d'alarme à hauteur de Grigny avant de dévaliser les voyageurs. "On est loin de l'attaque de la diligence mais plutôt sur la piste d'une douzaine de jeunes rentrant de soirée et piquant des portables ici ou là", avec un trajet assez long emprunté par le groupe, avait estimé une autre source policière.

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