Seine-Saint-Denis : des policiers caillassés après avoir sauvé des enfants d'un incendie

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Des policiers, qui venaient d'accomplir un acte héroïque en sauvant trois enfants des flammes, ont essuyé des jets de projectiles à la sortie de l'immeuble, à Stains en Seine-Saint-Denis.

Au lendemain du passage à tabac de deux policiers dans le Val-de-Marne, les forces de l'ordre dénoncent un climat de violence de plus en plus lourd, et des agressions de plus en plus nombreuses. Samedi, à Stains, en Seine-Saint-Denis, des policiers ont ainsi été pris à partie par des jeunes, alors qu'ils venaient de sortir des flammes trois enfants.

"Les braises nous tombaient dessus". Ce jour-là, à l'intérieur de l'appartement, Glodji, 11 ans, veille sur son petit frère et son cousin. Sa mère est sortie quelques minutes, le temps de faire une course. C'est la porte d'entrée qui s'embrase. "On a entendu des sons bizarres, donc on a regardé dans le couloir, et on a vu des flammes. Les deux petits ont commencé à paniquer, et j'ai appelé les pompiers. On a attendu, puis on a entendu la sirène", raconte l'aîné au micro d'Europe 1. Mais c'est une patrouille de policiers qui arrivent d'abord sur place.

Gwennaël, 35 ans, brigadier-chef, se précipite dans les escaliers. Le hall est déjà enfumé. "On avait du mal à respirer à partir du premier étage. Au troisième étage, des braises nous tombaient dessus. On s'est relayés pour mettre des coups de pied dans la porte, mais elle ne voulait pas céder. Finalement, c'est venu. On s'est engouffrés dans l'appartement, et on entendait les enfants crier", se souvient-il.

"On était juste venus faire notre boulot". Les policiers parviennent à sortir les trois enfants de l'appartement. Quand ils quittent l'immeuble, situé dans un quartier sensible, ils reçoivent soudain des projectiles. "On s'est fait caillasser par une bande de jeunes. On n'a pas compris, on était venu interpeller personne. On était juste venus faire notre boulot", déplore Gwennaël. "On avait les enfants dans les bras, les projectiles auraient aussi bien pu les toucher", dénonce-t-il. Les enfants sont confiés aux pompiers. Ils vont bien. Tout comme les policiers qui ont repris le travail le lendemain, pour la Saint-Sylvestre.