Fusillade à Saint-Ouen : un malfaiteur mort, un policier grièvement blessé

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Fusillade à Saint-Ouen : un malfaiteur mort, un policier grièvement blessé
@ Europe 1
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L'auteur des tirs qui ont grièvement blessé par balle un policier lundi au cours d'une course-poursuite à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, est mort des suites de ses blessures. 

C'est une violente course-poursuite qui s'est terminée dans le sang lundi, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Bilan : un policier de la Brigade anticriminalité (BAC) de Saint-Denis a été grièvement blessé par balle à la gorge. L'auteur des coups feu contre le fonctionnaire, est mort à l’hôpital. 

Braquage et course-poursuite. Tout a commencé lundi matin, vers 9 heures, par le braquage d'un entrepôt de livraison de bijoux à Saint-Ouen. Une fois leur forfait commis, les deux auteurs présumés prennent la fuite avec un butin estimé à 150.000 euros, selon nos informations, et à bord d'un véhicule équipé de fausses plaques. Ils sont alors rapidement pris en chasse par trois équipes de police.

Echange de coups de feu sur l’Île-Saint-Denis. Mais en arrivant sur l’Île-Saint-Denis, une commune voisine de Saint-Ouen, les braqueurs se retrouvent coincés dans la circulation. "Nous retrouvons ce véhicule sur le quai, dans un flot de circulation", explique au micro d'Europe 1  Philippe Galli, le préfet de Seine-Saint-Denis. "Deux véhicules de la BAC et un véhicule sérigraphié interviennent sur le moment et arrivent à la hauteur de (la voiture) incriminée", poursuit-il. "A ce moment-là, le chauffeur sort du véhicule et se rend sans faire de difficultés. Le passager sort avec une arme et commence à tirer sur les policiers présents" conclut le haut-fonctionnaire. Une dizaine de douilles sont retrouvées au sol, signe de la violence des échanges de tirs. Le policier blessé est touché à la gorge. 

Le policier dans un état désespéré. Le fonctionnaire a été transporté à l’hôpital par hélicoptère à l’hôpital où il a été plongé dans un coma artificiel. Selon le ministère de l'Intérieur, il se trouve "dans un état désespéré". "Le pronostic vital du policier est engagé", a confirmé une source policière. Ce père de famille de 36 ans travaille à la BAC depuis de nombreuses années et a toujours été très bien évalué.

Le malfaiteur meurt à l'hôpital. Le tireur présumé est quant à lui blessé par arme à feu, notamment à une jambe et au dos. "Hospitalisé avec un pronostic vital engagé", d'après le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, ce malfaiteur est finalement mort en début d'après-midi.

Le suspect était visé par une fiche "S". L'homme, âgé de 24 ans, était en fait un détenu en cavale. Il ne s'était pas présenté à la prison au terme d'une permission au mois de mai dernier. Selon nos informations, il avait été signalé à la DGSI lors de sa détention à la maison d’arrêt de Fresnes, du fait de ses liens avec des détenus connus pour leur pratique d'un islam radical.

Ce groupe avait d'ailleurs été séparé par précaution, et le suspect transféré à la prison de Réau, en Seine-et-Marne. C'est lors de ce dernier "séjour" qu'il n'est pas revenu de permission. Une fiche "S" a été émise à son encontre une fois sa cavale constatée. Trois syndicats de police ont jugé lundi que la garde des Sceaux Christiane Taubira "a le devoir de s'expliquer" au sujet de la permission "aberrante" accordée au braqueur de Saint-Ouen. 

Une visite de Cazeneuve prévue le jour même. Le préfet de police de Paris Michel Cadot et le procureur de Bobigny devaient rendre sur place. La Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne a été saisie des investigations. Ce drame intervient alors que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve devait se rendre à Saint-Ouen dans l'après-midi pour une visite consacrée à la lutte contre le trafic de drogues.