Dépouilles des Kouachi : des "photos pour l'histoire", dit Paris Match

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Dépouilles des Kouachi : des "photos pour l'histoire", dit Paris Match
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INTERVIEW E1 - Olivier Royant, directeur de la rédaction de Paris Match, s'est expliqué sur choix de l'hebdomadaire, mercredi, dans Europe Soir.

Le 9 janvier dernier, au terme de deux jours de traque, les hommes du GIGN lançaient l’assaut sur le bâtiment d’une imprimerie de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, où s’étaient retranchés Saïd et Chérif Kouachi. Paris Match publie jeudi le récit illustré de cette chasse à l’homme et de l’assaut dans lequel ont péri les deux frères, auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo à Paris, le 7 janvier. L’hebdomadaire (qui appartient au groupe Lagardère, comme Europe 1) a choisi de publier des photos inédites des corps sans vie des deux frères.

>> Olivier Royant, directeur de la rédaction de Paris Match, s’est expliqué sur ce choix, mercredi, au micro d’Europe Soir.



Olivier Royant : "ce sont des photos pour l...par Europe1fr

"Des photos pour l'Histoire". "On les publie parce que ce que que ce sont des photos pour l'Histoire", estime Olivier Royant. "On a suivi l'assaut de Dammartin devant nos télévisions. On a vu des explosions, on a entendu des bruits et des coups de feu. Et l'on a là, à travers ces photos, la fin de cavale des frères Kouachi, 48 heures de chasse à l'homme", poursuit-il.

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© PARIS MATCH

"Ce sont trois photos qui montrent à la fois ces deux corps avec leurs Kalachnikov à coté d'eux. Ils ont apparemment été retournés par des artificiers ou par des démineurs, pour s'assurer qu'ils n'étaient pas piégés. Et aussi, autour du corps de Cherif Kouachi, on a les hommes et les experts du GIGN qui sont en train de faire des prélèvements", décrit Olivier Royant. L’hebdomadaire a choisi de les publier en noir et blanc car ces photos "étaient trop dures en couleurs".

"On a eu à cœur de raconter l'histoire". Paris Match ne se contente pas de publier ces clichés. "On a eu à cœur de raconter l'histoire à travers un certain nombre de sources policières présentes sur place. On a bien fait attention de ne pas révéler certains secrets et modes opératoires du GIGN qui a déployé tout son savoir-faire", raconte l'ancien grand reporter. 

"Ce que l'on apprend surtout, et en tout cas on le confirme, c'est que la folie meurtrière des Kouachi, leur échappée belle, s'achève lorsqu'ils ouvrent le feu sur le GIGN, un peu après 17 heures", le 9 janvier dernier, explique Olivier Royant. "On a titré 'Le dernier assaut des frères Kouachi', parce que ce n'est pas le GIGN" qui lance l'assaut, rappelle-t-il.  "L'ordre venu de l'Elysée, c'est que les assauts devaient être simultanés Porte de Vincennes et à Dammartin. Le GIGN est prêt à donner l'assaut à partir de 13 heures. Mais ce sont les frères Kouachi qui sortent".

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