Pourquoi la recherche des débris du crash Egypt'Air est une opération délicate

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Les premiers débris du crash Air Egypt ont été retrouvés samedi. Pourtant, la détection des restes de l'avion, qui s'est abîmé en mer méditerranée jeudi, est ardue. 

Vêtements déchirés, membres humains, bouts de tôle froissée... Samedi, les premières images des débris du crash Egypt'Air ont été diffusées par les médias égyptiens. La France, impliquée dans une opération de reconnaissance maritime, participe activement aux recherches des restes de l'avion, qui transportait 15 de ses ressortissants.

Une multitude d'objets flottants. Il s'agit d'une opération délicate : quand l'appareil de recherche est au plus près de la mer, il vole à 30 mètres d'altitude. Sur les écrans radars qui sondent la surface de l'eau, une multitude d'objets flottants apparaissent aux observateurs. Kevin, le coordinateur tactique de l'avion, reconnaît qu'il est compliqué de distinguer les débris.

"En mer, on tombe sur toutes sortes de choses". "Ça peut être des formes polygonales de couleurs blanches, parfois un peu verts-bleus, qui ressembleraient à des débris... Maintenant, c'est très difficile de dire d'où ils viennent", explique-t-il. "Il y a des navires marchands qui vont perdre un peu de leurs contenus, donc on peut tomber sur toutes sortes de choses en mer, c'est ça qui est difficile."

Une mer agitée ralentit les recherches. Pour affiner le repérage, quelques-uns de ces marins du ciel sont équipés de jumelles. Mais là encore, les outils ne sont pas toujours assez précis. "Quand la mer est calme, tout objet flottant pourra être identifié. En revanche, quand elle est agitée, qu'il y a un petit peu d'écume, la détection visuelle d'objets flottants devient difficile, regrette Hubert, le commandant de bord. "Cela a pour impact de ralentir un peu la progression des recherches", admet-il.

Pour identifier les débris, il faudrait s'en approcher et les sortir de l'eau. Ce sera la mission d'un patrouilleur français de haute mer dont l'arrivée est prévue lundi dans la zone de recherche, au large de la Grèce. Pour l'instant aucune piste, accidentelle ou terroriste, n'est privilégiée par les enquêteurs. Les recherches se concentrent sur les boîtes noires de l'avion qui devraient permettre de connaître, à terme, l'origine du drame.