Paris suspects : Nikola Karabatic dédouané par sa compagne à la barre

  • A
  • A
Paris suspects : Nikola Karabatic dédouané par sa compagne à la barre
Géraldine, Nikola, "Jeny" et Luka à leur arrivée au tribunal mardi.
Partagez sur :

Le procès est entré mardi dans le vif du sujet avec l'audition des petites amies des frères Karabatic. Non sans exaspérer le tribunal.

Les demandes de nullités balayées, le procès des soupçons de paris suspects autour du match de hand Cesson-Montpellier en 2012 est entré dans le vif du sujet mardi. Les compagnes des deux frères Karabatic, ex-joueurs du MAHB, ont été appelées à la barre au deuxième jour d'audience. Si leur attitude a exaspéré le tribunal, le fond n'a pas été abordé en profondeur. La compagne de Nikola Karabatic a néanmoins tenté de dédouaner ce dernier.

"Ne jouez pas à la cruche". Avec Jennifer, dite "Jeny", la compagne de Luka Karabatic, le ton a vite tourné au vinaigre. Après plusieurs réponses comme "je ne sais pas", "je ne me souviens plus" ou "je n'ai pas compris", le procureur s'agace et lui rétorque que le tribunal ne va pas se contenter de ces réponses et il lui lance : "ne jouez pas à la cruche, vous n'êtes pas complètement stupide". Une attaque que la jeune femme prend au pied de la lettre en répondant : "bah si, ça doit être comme ça", au comble de l'agacement. Cela fait déjà un petit moment que le stress des questions l'amène à parler la voix haute perchée, le débit rapide, en agitant ses bras comme si elle se disputait avec quelqu'un.

"Pas habituées, elles sont comme dans la vie". Quant à Géraldine, la petite amie de Nikola Karabatic, si le ton est plus posé, la défiance vis-à-vis du tribunal est exactement la même. A la sortie, leur avocat, Me Mickael Corbier avance une explication : "elles ont eu pas mal d'aplomb et même un brin d'impertinence. Le tribunal correctionnel n'est peut-être pas un endroit où il faut en avoir, mais voyez-vous, elles ne sont pas habituées à de telles situations. Elles ne sont pas habituées au tribunal correctionnel. Donc elles sont ici comme elles sont dans la vie", explique-t-il.

Géraldine tente de dédouaner Nikola. Voilà pour la forme. Mais sur le fond, l'audience n'a guère fait avancer les débats. Les compagnes des joueurs reconnaissent toujours avoir parié, mais en toute bonne foi, sans entente préalable avec l'équipe de handball. Les deux compagnes répondent que l'heure des paris est un hasard, que leurs échanges téléphoniques sont dus à leurs liens d'amitié. Et si c'était à refaire, disent-t-elle, jamais elles ne referaient ce pari "bête et stupide".

"Je ne lui ai pas parlé de mes intentions" de parier, avance même Géraldine Pillet, la compagne de Nikola Karabatic, tentant de dédouaner la star du handball français. "Il se serait fermement opposé, parce que, lui, a une éthique", a-t-elle déclaré à la barre, ajoutant qu'"il était inenvisageable de lui en parler". Nikola Karabatic a toujours nié avoir eu connaissance de ces paris.

Reprises des débats mercredi avec les auditions des deux frères les plus célèbres du handball français.