Paris : incendie volontaire du futur centre pour SDF du 16ème arrondissement

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Paris : incendie volontaire du futur centre pour SDF du 16ème arrondissement
Le projet de ce centre, qui proposera 200 lits à des sans-abris, a provoqué l'opposition d'une partie des habitants et des élus locaux. @ FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Selon la mairie de Paris, cet incident ne devrait pas repousser l'ouverture du centre prévue le 5 novembre prochain. 

Un début d'incendie a touché lundi matin un futur centre d'hébergement pour SDF dans le 16e arrondissement de Paris, très contesté par une partie des riverains, mais le centre devrait ouvrir comme prévu autour du 5 novembre, a-t-on appris de sources concordantes. La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé lundi que la ville allait se constituer partie civile.

"Du liquide inflammable sur place". Le feu s'est déclaré vers 5h du matin lundi et le gardien qui surveillait les lieux a immédiatement prévenu les secours qui ont découvert "du liquide inflammable sur place", a-t-on appris de source policière, confirmant une information de BFMTV. L'ouverture du centre à la date prévue n'est pas remise en question, a indiqué la mairie de Paris. Ian Brossat, adjoint en charge du logement et de l'hébergement d'urgence, a condamné cet incendie en écrivant sur Twitter : "honte à ceux qui se sont livrés à cet acte indigne".



Pour 200 SDF. Après décision du Conseil de Paris au printemps dernier, un centre d'hébergement devait voir le jour dans l'allée des fortifications, en bordure du bois de Boulogne. Il devrait pouvoir accueillir jusqu'à 200 sans-abri, des hommes mais aussi des femmes et des enfants. Tous devraient être logées pour une période de trois ans maximum. Mais le projet a provoqué l'opposition d'une partie des habitants du 16e arrondissement et des élus locaux, notamment celle du maire du 16ème, le député Les Républicains Claude Goasguen.

Les opposants déboutés en justice. Des habitants avaient été déboutés en avril dernier de leur demande d'annulation par le tribunal administratif de Paris.Le juge des référés du tribunal avait considéré que la construction du centre n'entraînerait "aucune modification significative du site classé" du bois de Boulogne et a retenu "l'importance de l'intérêt public poursuivi par le projet" porté par la mairie de la capitale.