"Panama papers" : blocage d'une agence Société Générale au Mans

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"Panama papers" : blocage d'une agence Société Générale au Mans
Une agence de la Société générale. Image d'illustration.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Des militants d'Attac sont à l'origine de ce blocage. Ils veulent interpeller les banques mais aussi le gouvernement.

Une trentaine de militants d'Attac et de partis de gauche bloquent depuis mardi matin une agence de la Société Générale au Mans pour dénoncer "l'évasion fiscale systématique" pratiquée par les banques, dont la Société Générale épinglée dans l'affaire des "Panama papers". Jeudi dernier, une agence de la même banque avait déjà été bloquée par plusieurs dizaines de militants d'Attac, place de la Bourse à Paris.

Le hall de l'agence envahi. Vers 9h, les militants ont envahi le hall de l'agence bancaire mancelle, située place la République, avant de s'installer devant l'établissement qui a fermé ses portes au public. Les manifestants arborent des pancartes reproduisant le logo rouge et noir de la Société Générale et affirmant notamment : "on vole les pauvres pour donner aux riches", "banque bloquée pour cause d'évasion fiscale" ou encore "je souhaiterais transférer mon découvert aux Iles Caïman".

"Interpeller" de manière "pacifique". "Notre action vise à interpeller le système bancaire en général et la Société Générale en particulier, mais aussi les politiques et le gouvernement pour que soit mis fin à ce scandale d'évasion fiscale, construit comme un vrai système", a déclaré Claude Pataux, un militant d'Attac. Dénonçant le fait que "toutes les banques ont des liens et des filiales dans les paradis fiscaux", il a insisté sur le caractère "pacifique" et "respectueux du personnel bancaire" de ce blocage, surveillé à distance par une dizaine de policiers.

979 sociétés offshore ? La Société Générale a été épinglée dans l'affaire des "Panama papers" par le journal Le Monde, pour avoir ouvert 979 sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Le groupe bancaire s'est défendu en expliquant que seules quelques dizaines de sociétés offshore créées pour ses clients via Mossack Fonseca étaient encore en activité et qu'elles étaient gérées de façon "totalement transparente".