Mort après avoir avalé son dentier : "on ne nous a pas écoutés", témoigne le fils de l'octogénaire

  • A
  • A
Mort après avoir avalé son dentier  : "on ne nous a pas écoutés", témoigne le fils de l'octogénaire
Le retraité de 85 ans avait été admis à l'hôpital de Dunkerque. Son fils veut assigner l'établissement en justice.@ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Partagez sur :

Après deux mois de lutte, l'octogénaire qui avait avalé son dentier en août dernier est mort dans la nuit de vendredi à samedi. Au micro d'Europe 1, son fils exprime sa colère.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

"Je suis prêt à tout, car je n'accepte pas ce qui s'est passé". Jean-Jacques Marissael ne décolère toujours pas. En août dernier, son père, un agriculteur à la retraite avale par mégarde son dentier. Suite à un mauvais diagnostic, il garde l'objet six jours dans la gorge avant d'être hospitalisé d'urgence puis interné à l'hôpital maritime de Zuydcoote. Après avoir perdu près de 35 kilos et deux mois de lutte, l'homme de 85 ans est décédé le week-end dernier.

"On souriait devant nous". "Je suis remonté, je suis hors de moi". La voix tremblante de colère, Jean-Jacques Marissael ne parvient toujours pas à comprendre les mauvais diagnostics des médecins. "Jamais, on ne nous a écoutés quand il disait qu'il fallait faire la radio de la gorge parce qu'il avait avalé son appareil", raconte-t-il au micro d'Europe 1. Pointant le manque d'écoute du personnel hospitalier, il ajoute : "On souriait devant nous, l'air de dire, "ce n'est pas ça". 

"On lui donnait de l'eau dans une cuillère à café". "Papa est arrivé à l'hôpital pour un simple dentier avalé, il en ressort deux mois plus tard les pieds en avant", lâche le fils de l'octogénaire décédé. "Le terme est fort, mais c'est comme ça", tempête-t-il. L'homme explique que le retraité ne pouvait plus s'alimenter, ni même boire : "On a essayé de lui donner une cuillère à café d'eau : ça n'est pas passé", se souvient-il. "C'est atroce et souffrir parce qu'on ne vous a pas écouté, j'ai beaucoup de difficulté à le comprendre", poursuit Jean-Jacques Marissael qui compte porter l'affaire en justice pour dénoncer l'incompétence des médecins des hôpitaux de Dunkerque et Cambrai où son père avait été admis.