Mise en ligne des coordonnées de policiers : un an requis contre 3 Anonymous

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Mise en ligne des coordonnées de policiers : un an requis contre 3 Anonymous
@ AFP
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Trois Anonymous sont jugés, mardi, pour avoir mis en ligne les coordonnées de 541 policiers. Un an de prison avec sursis a été requis à leur encontre.

Le parquet a requis mardi un an de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende à l'encontre de trois pirates informatiques se réclamant de la mouvance des "Anonymous", poursuivis pour avoir récupéré et mis en ligne les coordonnées de 541 policiers.

Des gens "dangereux". Loin d'être des "pieds nickelés", les trois prévenus, âgés de 22 à 27 ans, sont des "gens dangereux eu égard aux conséquences des actes qu'ils ont commis", a estimé le procureur. Devant le tribunal correctionnel de Paris, les trois jeunes informaticiens ont expliqué qu'à l'époque, la divulgation de numéros de téléphones ou d'adresse mail, "ça restait virtuel", et qu'ils n'étaient pas animés par de "mauvaises intentions". L'un a reconnu qu'il trouverait aujourd'hui "extrêmement grave de publier des informations personnelles sans aucune raison valable".

Le site du syndicat de la police piraté. Début 2012, des Anonymous ont mené une série d'attaques informatiques après la fermeture par la justice américaine des serveurs du site d'échange de fichiers Megaupload et l'interpellation en France de trois internautes pour l'attaque du site internet d'EDF - quelques mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima. En guise de e-roulement de tambour, un certain "Calin" annonçait sur son compte Twitter : "Amis journalistes, vous allez entendre parler de nos amis policiers." Un dénommé "Sunki" avait également diffusé des liens permettant d'accéder à des sites hébergeant les données collectées. Les données personnelles des fonctionnaires mises en ligne ont été volées en piratant le site du syndicat de police SGP-FO. L'un des prévenus a expliqué avoir signalé au webmaster du site sa vulnérabilité, sans que la faille ne soit colmatée.

Deux des prévenus sont également poursuivis pour le piratage des sites gouvernementaux modernisation.gouv.fr et immigration.gouv.fr, en ayant exploité des failles de la sécurité.