Migrants : quatre enfants découverts dans un camion à Saint-Brieuc

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Migrants : quatre enfants découverts dans un camion à Saint-Brieuc
Les neuf migrants se trouvaient dans un camion en provenance d'Italie. @ Capture d'écran Ouest-France
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Onze migrants ont été retrouvés dans un camion en provenance d'Italie jeudi, dont quatre enfants, pour certains en bas âge. 

Onze migrants ont été découverts jeudi dans la remorque frigorifique camion à Ploufragan, près de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor, selon Ouest-France. Le groupe était composé de sept adultes et quatre enfants en bas âge, dont un nourrisson. 

Les portes de la remorque étaient scellées. Selon nos informations, c'est le chauffeur-livreur polonais de ce camion, transportant des chocolats de noël en provenance d'Italie, qui a prévenu la police. A son arrivée sur la plateforme logistique bretonne des magasins U, l'homme a entendu du bruit à l'intérieur de sa remorque et se rend compte que les portes sont scellées par du plomb. 

Ce sont les forces de l'ordre qui ont finalement ouvert la porte de cette remorque réfrigérée, dans laquelle la température ne dépassait pas les 14 degrés. Par dessus des palettes, ils découvrent onze migrants : sept adultes dont une femme tenant un bébé de quelques mois, et trois enfants en bas âge. 

"Ils étaient calmes et en bonne santé". "Ils n'ont rien dit quand la police est arrivée. Ils étaient calmes et en bonne santé", témoigne au micro d'Europe 1 Vincent, un des salariés de la plateforme logistique qui était présent sur place. "Il y avait quatre enfants, dont un qui, je pense, n'avait même pas un an. Il y avait aussi un petit qui avait dans les trois ans et qui marchait", raconte-t-il avant de conclure : "c'est dur de voir ça".  

>> Les images tournées sur place par Ouest-France : 

Syriens, irakiens et Iraniens. Selon leurs propres déclarations, les onze personnes expliquent être Syriens, Irakiens et Iraniens. Tous ont été examinés par les pompiers et le Samu et se trouvaient en bonne santé. Ils ont ensuite été pris en charge par la préfecture. Le chauffeur polonais, qui semble pourtant de bonne foi, a été, quant à lui, placé en garde à vue en début de soirée. La police aux frontières (Paf) a été chargée de l'enquête.