Meurtre d'une joggeuse : la perpétuité en appel pour le meurtrier

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Meurtre d'une joggeuse : la perpétuité en appel pour le meurtrier
Anthony Draoui au tribunal avec son avocat.@ PASCAL GUYOT / AFP
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Anthony Draoui a été condamné en appel dans la nuit de mercredi à jeudi pour avoir tué Marie-Jeanne Meyer, 17 ans, en 2011.

Anthony Draoui a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans par la cour d'assises du Gard pour le meurtre d'une joggeuse de 17 ans en 2011. La peine s'accompagne d'une mesure de suivi socio-judiciaire pendant 30 ans. En première instance en 2014, il avait été condamné à 30 ans de réclusion assortis d'une peine de sûreté des deux tiers.

La récidive retenue. La cour d'assises du Gard a suivi jeudi les réquisitions de l'avocat général François Raffin qui avait demandé que la récidive soit retenue, ce qui n'avait pas été le cas en première instance, et que l'accusé soit condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Anthony Draoui a cinq jours pour former un pourvoi en cassation.

"Dangereux pour la société". Lors de ses réquisitions, François Raffin, qui était procureur de la République en Ardèche au moment des faits, a demandé que la peine "plus jamais ça" soit appliquée à Anthony Draoui pour le meurtre "sauvage" et "gratuit" de Marie-Jeanne Meyer en 2011 à Tournon-sur-Rhône en Ardèche. Évoquant un délinquant "dangereux pour la société" et n'ayant selon lui "aucun potentiel d'intégration", François Raffin a appelé la cour à prendre en compte une "récidive légale", faisant allusion à des condamnations à des peines de prison avec sursis quand l'accusé était adolescent.

La défense a dénoncé un changement des règles. Pour la défense, Me Alain Riou avait vivement protesté contre ce "changement des règles du jeu" en appel. Dans sa plaidoirie, Me Riou avait souhaité "une sanction juste et humaine". La dérive violente d'un enfant maltraité devenu meurtrier est "surtout une faillite de la société que vous représentez", a-t-il lancé à l'adresse de l'avocat général. "Ce garçon n'a pas seulement été privé de dessert, il a été privé de tout, il n'a connu que des coups... Ca n'excuse pas mais ça explique comment il en est arrivé là."