Attaque au couteau à Marseille : le groupe État islamique revendique l'attaque

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Un homme a attaqué deux jeunes filles au couteau aux abords de la gare Saint-Charles à Marseille, dimanche après-midi, avant d'être abattu. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque.

L'ESSENTIEL

Deux étudiantes ont été tuées à coups de couteau, dimanche, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille par un homme qui, selon des témoins, a crié "Allah Akbar", avant d'être abattu par des militaires. L'une des victimes a été poignardée au niveau du cou, et l'autre victime au niveau de l'abdomen, selon une source proche de l'enquête qui a également indiqué que l'homme était connu pour des faits de droits commun. 

Les principales infos à retenir

  • Deux femmes ont été tuées dans une attaque au couteau à la gare de Marseille

  • L'assaillant, qui a été abattu, était connu des services de police pour des faits de droit commun

  • Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque

  • Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête

Les deux victimes poignardées. L'attaque a eu lieu vers 13h45 sur le parvis de la gare principale de Marseille. Selon des informations recueillies par Europe 1, la première victime, Laura, a 20 ans et est originaire de Lyon. Elle était assise sur un banc lorsque l'agresseur est arrivé par derrière pour lui donner un coup de couteau au niveau du cou. C'est à ce moment-là que l'assaillant se serait mis à crier "Allah Akhbar" avant de s'en prendre à une autre jeune femme, Maurane, âgée de 21 ans, la cousine de la première victime, en lui assénant de violents coups à l'abdomen. 

Les militaires de l'opération Sentinelle, présents en permanence à la gare, sont intervenus très vite et ont ouvert le feu sur l'assaillant, qui a été abattu sur place. S'en est suivi un moment de panique mais plus de 200 policiers ont rapidement été déployés sur les lieux. Dans un communiqué, la ministre des Armées Florence Parly a salué le "sang-froid" et le "professionnalisme" des militaires qui "ont neutralisé l'agresseur". 

L'assaillant était connu des services de police. Selon des sources proches de l'enquête, l'homme, "est connu des services de police pour des faits de droit commun". "L'identité de l'homme, qui s'est servi d'un couteau de cuisine d'une lame de 15 cm, est encore en cours de vérification mais ses empreintes le rattachent à des faits de droit commun" sous différentes identités, a précisé l'une de ces sources. 

Le groupe EI revendique l'attaque. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque au couteau dimanche soir, dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites djihadistes, SITE. "L'auteur des attaques au couteau dans la ville de Marseille (...) provient des soldats de l'État islamique", assure une "source de sécurité" citée par l'organe de propagande. 

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©AFP

Lancement d'une enquête antiterroriste. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste, tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle". L’enquête est confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et aux services de renseignement (DGSI).

Une dizaine de témoins entendus. "Une dizaine de témoins" ont été entendus dimanche soir dans le cadre de l'enquête, a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Parmi eux, Dominique. Elle était présente sur le parvis de la gare au moment de l'attaque : "On a l'a vu débouler sur la fille de dos, la poignarder dans le cou en criant "Allah Akhbar". Je n'ai pas cherché je suis partie en courant, j'étais terrorisée", raconte-t-elle à Europe 1. 

Collomb prudent. Gérard Collomb a également indiqué que "cet acte pourrait être de nature terroriste, mais à cette heure nous ne pouvons pas l'affirmer". Le ministre de l'Intérieur a ajouté que la police disposait d'image de vidéo-surveillance qui permettront d'analyser les faits. Gérard Collomb a félicité les militaires de Sentinelle qui, en abattant l'assaillant, "ont évité que d'autres personnes ne soient victimes de l'individu en question". 



Le maire (LR) de Marseille Jean-Claude Gaudin, qui était aux côtés de Gérard Collomb, s'est montré plus affirmatif en estimant qu'il s'agissait "d'un attentat", après l'allocution du ministre. 


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L'émotion à Marseille. Lundi matin, les habitants se sont réveilles encore choqués par l'attaque. "Il y a de la tension", confime Driss à Europe 1. "En plus c'était deux gamines, en pleine fleur de l'âge. C'est tendu. Il y a de l'émotion. Avant de me coucher, je savais qu'en me réveillant j'allais aller à la gare, j'allais me retrouver là où ça s'est passé", ajoute-t-il. "On se méfie. Ça aurait pu m'arriver. Surtout qu'hier, une demi heure avant je suis passé par là".