Marne : une ex-élue PS condamnée à huit mois avec sursis pour avoir organisé un mariage blanc

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Marne : une ex-élue PS condamnée à huit mois avec sursis pour avoir organisé un mariage blanc
L'ancienne conseillère générale socialiste aurait encouragé un mariage blanc pour aider une jeune Algérienne à régulariser sa situation administrative. (Illustration)@ DAMIEN MEYER / AFP
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L'ancienne conseillère générale socialiste aurait encouragé un mariage blanc pour aider une jeune Algérienne à régulariser sa situation administrative.

Une peine de prison de huit mois avec sursis a été prononcée mardi par le tribunal correctionnel de Reims à l'encontre de Sabrina Ghallal, ancienne conseillère générale socialiste, jugée coupable d'avoir organisé un mariage blanc fin 2013, ce qui avait conduit à son exclusion du PS un an plus tard. Cette sanction, à laquelle s'ajoute une amende de 3.000 euros, est légèrement plus clémente que celle (un an avec sursis) requise par le parquet lors du procès qui s'était tenu le 13 juin.

En revanche, Sabrina Ghallal a été relaxée du chef "d'abus de faiblesse" envers le mari, militant socialiste mais aussi adulte handicapé, suivi pour troubles psychologiques. "Nous faisons appel de cette décision", a déclaré Me Simon Miravete, son avocat, assurant que sa cliente restait sur "la même ligne de défense", à savoir "qu'elle n'a jamais organisé de mariage de complaisance".

Convaincue d'un coup monté. Conseillère générale élue en 2008, Ghallal, 32 ans au moment des faits, était devenue la voix de la diversité à Reims. "J'ai compris que certains au PS essayaient de m'atteindre (...). En politique tout est permis", avait-elle insinué à l'audience, convaincue que cette affaire n'était qu'un coup monté visant à briser sa carrière politique naissante. Plusieurs éléments de l'enquête avaient contrecarré cette version, l'accablant d'avoir encouragé un mariage blanc pour aider une jeune femme à régulariser sa situation administrative.

"Pas d'alliances, pas de fleurs". Le 31 décembre 2013, Arnaud Flammang et Rachida Mellouka, 35 et 25 ans à l'époque, s'étaient mariés à la mairie de Reims, un mois et trois jours après que l'Algérienne s'était vue notifier l'obligation de quitter le territoire français. Mais leur union n'avait eu de mariage que le nom : "pas d'alliance", "pas de fleurs", "absence de la famille d'Arnaud Flammang" et une noce terminée "au Flunch", avaient énuméré les époux éphémères, séparés six mois plus tard.