Le "rire sadique" des terroristes du Bataclan

  • A
  • A
Le "rire sadique" des terroristes du Bataclan
La Bataclan@ AFP
Partagez sur :

D'après les témoignages des victimes du Bataclan, Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour et Foued Mohamed-Aggad ont été pris d’une folie meurtrière glaçante et ont agi avec méthode.

Ils sont à l’origine de la tuerie la plus meurtrière du 13 novembre. Selon les témoignages des victimes du Bataclan, Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour et Foued Mohamed-Aggad ont mené des négociations grotesques avec les forces d’élite, rapporte Le Figaro. Durant l’assaut, les terroristes ont également invoqué la guerre en Syrie à plusieurs reprises. Et surtout, les trois hommes semblaient pris d’une folie meurtrière proche de la démence.

Ils tirent devant le Bataclan. Leur soif de vengeance débute avant même de pénétrer dans le Bataclan. Dans la rue, alors que les trois terroristes descendent de leur Wolswagen Polo noire, ils tirent sur les passants qui se trouvent devant la salle de spectacle. Certains d’entre eux se réfugient dans le Bataclan. Définitivement pris au piège parmi le public. Une fois dans la salle, les terroristes équipés de kalachnikovs, tirent en rafale sur les spectateurs, venus écouter le groupe de rock des Eagles of Death Metal.

"Celui qui bouge, je le tue, tu vas voir". Nombre d’entre eux ont alors le réflexe de se coucher au sol. Avant de faire les morts dans l’espoir de ne pas être pris pour cible. Ce sont leurs témoignages que les enquêteurs ont recueillis. Des témoignages qui mettent en lumière la folie meurtrière des trois individus. En criant  "Allahu akbar", les terroristes tirent au hasard sur la foule, en direction de la fosse, où se concentrent le plus grand nombre de corps entassés. "Celui qui bouge, je le tue, tu vas voir", menacent-ils dans un français sans accent. Et au moindre mouvement, les individus ouvrent le feu au coup par coup, de manière aléatoire, à droite, à gauche, en face d’eux. Et de prévenir : "j’avais dit de ne pas bouger".

"Il est où le chanteur, ils sont où les Ricains ?" Un autre terroriste monte même sur scène pour jouer au xylophone, "avec un rire sadique", selon un rescapé. "Il est où le chanteur, ils sont où les Ricains ? C'est un groupe américain, avec les Américains, vous bombardez, donc on s'en prend aux Américains et à vous", lance un des terroristes. Selon les informations d’Europe 1, les terroristes ont invoqué la guerre en Syrie, précisant qu’en représailles, les djihadistes ne s'en prendraient plus seulement à des cibles bien précises comme les forces de l'ordre, mais désormais à la population française, sans distinction.

"Vous allez payer pour la Syrie et l’Irak". "C’est pour nos frères d’Irak et de Syrie, vous avez fait du mal à nos frères, vous avez bombardé la Syrie (…), on fait ce que vous faites en Syrie", affirme un terroriste, selon Le Figaro. Un discours qu’ils ont également tenu aux forces de l’ordre intervenues au Bataclan. Après s’être emparés des téléphones portables des victimes, les terroristes sont entrés en contact avec les policiers, pour amorcer des négociations ubuesques. "Je veux que vous partiez du pays (de Syrie, ndlr), je veux que vous enleviez vos armées, je veux un papier, et un papier signé qui le prouve", réclame l’un des terroristes aux unités d’élite.

Ils ont agi avec méthode. Et de menacer : "Reculez de la porte, on a des ceintures, on va se faire sauter si vous approchez, on a des otages, on a même un flic". Les djihadistes ont en effet agi avec méthode, disposant des otages devant les portes et les fenêtres, en guise de bouclier humain, rapporte Le Figaro. Finalement, les forces d’élite parviennent à pénétrer dans le Bataclan. Les tirs d’un commissaire de la Bac déclenchent la ceinture d’explosifs d’un des suspects, vraisemblablement Samy Amimour, tué sur la scène. Les deux autres kamikazes sont neutralisés par le Raid et la brigade de recherche et d’intervention, avant que l’un d’eux déclenche son gilet d’explosif. Les forces d’élite ont ensuite dû compter les morts, sur ce qu’ils décrivent comme la pire scène de guerre perpétrée sur le sol national. 88 personnes sont mortes dans la salle du Bataclan.